20070920

Tout de suite après ce premier déjeuner, Drieu envoya un de ses livres à Victoria Ocampo, accompagné d'un mot où il l'invitait à prendre un verre avec lui dans un bar des Champs-Élysées. Victoria lui répondit : « Je ne bois jamais de cocktail, mais je prends le thé rue de Rivoli. » Il l'emmena au « Rumpel », écrit Victoria Ocampo, c'est-à-dire chez Rumpelmeyer. Avec cette brutalité tendre qui lui valait tant de succès, il lui dit : « Vous avez un pull-over de déménageur. » C'était un tricot de chez Chanel.

Jean d'Ormesson, Le Figaro, 20 septembre 2007, à propos du Drieu de Victoria Ocampo.