20 septembre 2007
Un pull-over de déménageur

Tout de suite après ce premier déjeuner, Drieu envoya un de ses livres à Victoria Ocampo, accompagné d'un mot où il l'invitait à prendre un verre avec lui dans un bar des Champs-Élysées. Victoria lui répondit : « Je ne bois jamais de cocktail, mais je prends le thé rue de Rivoli. » Il l'emmena au « Rumpel », écrit Victoria Ocampo, c'est-à-dire chez Rumpelmeyer. Avec cette brutalité tendre qui lui valait tant de succès, il lui dit : « Vous avez un pull-over de déménageur. » C'était un tricot de chez Chanel.
Jean d'Ormesson, Le Figaro, 20 septembre 2007, à propos du Drieu de Victoria Ocampo.
Commentaires
Ah ! L'amour vache...
Plus sérieusement, il paraît que le bouquin est formidable (beaucoup de papiers très élogieux dans la presse, concernant Drieu, de près ou de loin, c'est plutôt rare). Lançon, à mon sens pose la bonne question dans Libé : "Pourquoi donc a-t-elle aimé Drieu, cet homme qui se laissait pas aimer ?" Et oui, pourquoi ?
Coucou
toujours aussi bien ton site ! Et tes catégories drôlement appréciables;
Par contre, mon site a changé ! Bises !
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