28 février 2009
Philippe Djian vu par Yann Moix
Le problème avec Philippe Djian, c'est que son dernier roman en date est toujours le pire. A côté du dernier, le précédent serait presque passable, et celui d'avant encore, seulement médiocre. Philippe ne régresse pas dans le moyen : il progresse dans le nul. Comme si la nullité possédait ses vertus propres, qu'elle avait ses guerriers, ses habitants, qu'elle était une sorte de monde à part, une galaxie parallèle dans laquelle tout marcherait à l'envers : le plus cradingue serait très bien vu, le plus bête serait major partout, le plus flemmard recouvert de médailles, et le moins inspiré considéré comme le nouvel Hemingway.
Yann Moix, Le figaro littéraire, 22 janvier 2009.
Commentaires
Ach, c'est vraiment rude.
Il exagère, Robert (Yann), il y a des trucs bien plus "nazebrock" que Djian dans les librairies. Et puis, Djian, il essaye au moins. L'écouter parler de sa façon d'écrire est enrichissant, je trouve.
Ce qui m'énerve aussi, c'est cette façon de "détruire" un ou plusieurs livres sans argumentaire... A moins qu'il n'ait déployé sa pensée Moixienne plus longuement dans l'article ?
Le principe de mes promenades est de ne prendre que des extraits. Le reste de l'article est du même tonneau, aussi rude et sans plus d'arguments.
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