07 mars 2009
Regarder vivre les écrivains
J'aurais tout connu : l'époque où écrire était ridicule, minable, prétentieux ; et aujourd'hui celle où cette manie redevient glamour, chic, "trendy". Le problème, bien entendu, est que, dans les deux cas, le contenu des livres n'intéresse absolument personne. Il ne faut pas de faire d'illusions : regarder vivre les écrivains reste un des meilleurs moyens de ne pas lire leurs livres.
Frédéric Beigbeder, Lire, mars 2009.
05 mars 2009
Makine, volontiers provocateur
Murielle Lucie Clément, qui a lu et relu dans le détail l'œuvre de l'auteur du Testament français, connaît sur le bout des doigts tous ses textes publiés (elle est l'une des rares à s'être penchées sur la thèse, en russe, de Makine sur «L'Enfance dans le roman français »). Elle-même a soutenu sa thèse sur l'écrivain russe de langue française. Elle est formelle : «Je suis intimement persuadée que Gabriel Osmonde a lu “tout” Makine et qu'Andreï Makine connaît les livres de Gabriel Osmonde. Ils ont beaucoup en commun, et il existe de nombreuses passerelles de l'un vers l'autre et vice versa», affirme-t-elle. Elle a particulièrement travaillé sur l'intertextualité entre les deux auteurs. Elle cite de multiples exemples : un passage des 20 000 femmes dans la vie d'un homme qui fait écho à un paragraphe du Testament français ; ou encore des scènes qui résonnent d'un livre à l'autre, des clins d'œil, etc. C'est très troublant, mais Murielle Lucie Clément ne peut pas affirmer qu'Osmonde et Makine ne font qu'un. En effet, un homme se présentant comme étant Gabriel Osmonde est passé furtivement durant le colloque - il habiterait au Canada. On reste d'autant plus troublé que, en novembre 2007, Makine, volontiers provocateur, avait signé une pièce de théâtre dont le titre est… Le Monde selon Gabriel (Murielle Lucie Clément la mettra en scène le 15 mai prochain, à Amsterdam).
Le Figaro, 26 février 2009
03 mars 2009
Respect
01 mars 2009
Marcel Aymé vu par Jacques Brenner
Son œuvre s'affirme comme une des plus neuves, des plus fortes et probablement des plus durables de notre époque... Bon observateur des mœurs, Marcel Aymé est un ami de la fantaisie qui nous délivre de la pesanteur du quotidien... Il s'est voulu absent de son œuvre, mais y est toujours présent par son style inimitable.
Jacques Brenner, 4ème de couverture d'Uranus.

