<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Propos insignifiants</title><link>http://desavy.canalblog.com/</link><description>Promenade buissonni&#xe8;re parmi les livres et les &#xe9;crivains</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 06 Oct 2008 14:52:54 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Heureux journalistes</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/10/03/10806787.html</link><category>Thomas Pynchon</category><category>Follett</category><category>Pynchon</category><category>Salinger</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/10/03/10806787.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10806787/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/10/03/10806787.html</guid><description>&lt;h2&gt;Avec son dernier roman, Contre-jour, le plus myst&#xe9;rieux des &#xe9;crivains am&#xe9;ricains entre dans la liste des meilleures ventes. Effet de mode ?&lt;/h2&gt;

&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Depuis des lustres, la presse fait ses choux gras de l&apos;&#xe9;nigme Pynchon. Existe-t-il ? Pourquoi ne se montre-t-il pas ? Est-il d&#xe9;figur&#xe9; ? L&apos;autre grand invisible de la litt&#xe9;rature am&#xe9;ricaine, J.D. Salinger, se cache-t-il derri&#xe8;re Pynchon ? Pourquoi n&apos;avons-nous qu&apos;une photo de lui ? Qui l&apos;a prise ? Pourquoi les archives des entreprises dans lesquelles il aurait fait ses d&#xe9;buts et celles de la Navy ont-elles disparu ? Pynchon est-il un alien ? Un agent de la CIA ? Le cr&#xe9;ateur de la s&#xe9;rie X-Files ? etc.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le livre.Contre-jour, 1 207 pages compactes, n&apos;est pas le plus gros roman de la rentr&#xe9;e litt&#xe9;raire. Un monde sans fin, le dernier Ken Follett (Robert Laffont), suite des passionnants Piliers de la terre, &#xe9;crits il y a vingt ans, atteint les 1 286 pages. Pour lire le dernier Pynchon, qui est arriv&#xe9; tardivement dans les r&#xe9;dactions, l&apos;&#xe9;diteur (Seuil), dans sa grande bont&#xe9;, a fait porter cet &#xe9;t&#xe9; aux journalistes une version courte, light, du monstre de papier. Un travail formidable contenant les 253 premi&#xe8;res pages du roman, une revue de presse des critiques litt&#xe9;raires am&#xe9;ricaines et, surtout, un r&#xe9;sum&#xe9; du livre avec la liste des principaux personnages. C&apos;est s&#xfb;rement la premi&#xe8;re fois qu&apos;un &#xe9;diteur m&#xe2;che ainsi le travail aux journalistes. Il faut dire que ce &#xab; roman plan&#xe9;taire et foisonnant qui d&#xe9;bute par l&apos;Exposition universelle de Chicago, en 1893, pour s&apos;achever au lendemain de la Premi&#xe8;re Guerre mondiale, &#xe0; Paris &#xbb; n&apos;est pas facile &#xe0; avaler. Pas de chance pour les nombreux lecteurs qui se sont ru&#xe9;s sur &#xab; cette &#xe9;pop&#xe9;e toute tendue vers la gr&#xe2;ce &#xbb;, ils n&apos;auront en main que la version longue, sans r&#xe9;sum&#xe9;, au prix modique de 35 €…&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Le succ&#xe8;s. Comme l&apos;&#xe9;crit l&apos;auteur am&#xe9;ricain Eric Miles Williamson dans Transfuge du mois de septembre : &#xab; Thomas Pynchon est tellement plus intelligent que la plupart d&apos;entre nous, simples mortels, qu&apos;il est impossible que quiconque (m&#xea;me avec un doctorat en poche) termine un de ses romans sans avoir l&apos;impression d&apos;&#xea;tre le dernier des idiots. Il est possible que Pynchon soit trop g&#xe9;nial. &#xbb; Un point de vue que partagent les auteurs fran&#xe7;ais et am&#xe9;ricains qui ont particip&#xe9; &#xe0; l&apos;ouvrage collectif Face &#xe0; Pynchon publi&#xe9; au Cherche-Midi.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le Figaro, 3 octobre 2008&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;liste&gt;&lt;/liste&gt;&lt;element&gt;&lt;/element&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 03 Oct 2008 05:45:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pas de travail de la main, je suis enti&#xe8;rement dans mes pens&#xe9;es</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/30/10768855.html</link><category>Alain Fleischer</category><category>Fleischer</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/30/10768855.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10768855/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/30/10768855.html</guid><description>&lt;h5&gt;Le temps est au cœur de vos r&#xe9;cits. Vous avez vous-m&#xea;me un rapport particulier au temps de l’&#xe9;criture : vous dictez vos livres.&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Je passe chaque mois d’ao&#xfb;t &#xe0; travailler intensivement. Je suis install&#xe9; dans une banale chaise longue de plage, qui est devenue un vieil objet branlant, sur un petit balcon &#xe0; Rome. De huit heures du matin jusqu’&#xe0; cinq ou six heures du soir, je dicte &#xe0; ma compagne. Sans rien voir du texte, dans une sorte d’immat&#xe9;rialit&#xe9; de l’&#xe9;criture. J’&#xe9;cris sans inscrire. Pas de travail de la main, je suis enti&#xe8;rement dans mes pens&#xe9;es, dans le texte en train de venir. C’est seulement &#xe0; la fin de la journ&#xe9;e que j’ai besoin qu’il redevienne de l’image, un syst&#xe8;me de signes noir sur blanc, que j’imprime et qui en quelque sorte me fait l’effet d’une photo qui se r&#xe9;v&#xe8;le, une photo que j’aurais prise tout au long de la journ&#xe9;e. L&#xe0; me viennent des d&#xe9;sirs d’am&#xe9;liorations, je note quelques corrections, mais je les laisse pour plus tard. Pour moi l’essentiel s’est jou&#xe9; dans cette sorte de projection a&#xe9;rienne, orale, de la dict&#xe9;e. A la fin d’ao&#xfb;t, si je sais que je tiens le livre, qu’il est vraiment l&#xe0;, il me reste &#xe0; le finir la nuit et durant les week-ends, jusqu’au moment de le rendre &#xe0; l’&#xe9;diteur.&lt;/p&gt;

&lt;h5&gt;Comment reprenez-vous le fil du r&#xe9;cit d’un jour sur l’autre ?&lt;/h5&gt;

&lt;p&gt;Je ne sais jamais o&#xf9; je vais quand je m’engage dans un livre. Et, d’un jour &#xe0; l’autre, je me lance, je me jette &#xe0; l’eau. La personne &#xe0; qui je dicte me donne son temps, une disponibilit&#xe9; que je ne peux pas malmener. Je ne peux pas dire &lt;em&gt;&#xab;Aujourd’hui je ne suis pas en forme&#xbb;&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;&#xab;J’ai envie de sortir prendre un caf&#xe9;&#xbb;.&lt;/em&gt; Non, il faut y aller. Mes phrases sont parfois longues parce que c’est un m&#xea;me mouvement, de la pens&#xe9;e et de la dict&#xe9;e, qui me m&#xe8;ne jusqu’au bout d’une id&#xe9;e, d’une sc&#xe8;ne, d’une situation. Dans cette prof&#xe9;ration, qui se fait tout de m&#xea;me assez lentement, j’arrive &#xe0; suivre, &#xe0; me repr&#xe9;senter tr&#xe8;s pr&#xe9;cis&#xe9;ment la syntaxe de la phrase, la ponctuation, les r&#xe9;p&#xe9;titions, le rythme… J’entends tout cela. Je suppose que c’est un peu comme un musicien qui compose.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Alain Fleischer, Lib&#xe9;ration, 25 septembre 2008.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 30 Sep 2008 05:45:07 GMT</pubDate></item><item><title>Le plus bel animal du monde</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/26/10720369.html</link><category>Cin&#xe9;ma</category><category>Ava Gardner</category><category>cin&#xe9;ma</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/26/10720369.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10720369/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/26/10720369.html</guid><description>&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;130&quot; alt=&quot;avagardner&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/26/73/13647/30539676_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&#xab;L &lt;em&gt;e plus bel animal du monde ! &#xbb;&lt;/em&gt; annon&#xe7;ait le slogan publicitaire de l’un de ses chefs-d’oeuvre, &#xab; La comtesse aux pieds nus &#xbb; (Joseph L. Mankiewicz, 1954). C’est vrai qu’elle &#xe9;tait belle, Ava Gardner, une beaut&#xe9; &lt;em&gt;&#xab; &#xe0; faire bouillir le sang &#xbb;,&lt;/em&gt; une v&#xe9;ritable &lt;em&gt;&#xab; d&#xe9;esse de l’amour &#xbb;&lt;/em&gt; &#xe9;crit Lee Server, l’auteur d’une superbe biographie qui para&#xee;t aux Presses de la Cit&#xe9;. Belle &#xe0; se damner, donc, avec ses cheveux de jais et ses yeux verts ; belle &#xe0; &#xea;tre damn&#xe9;e, surtout : au panth&#xe9;on des stars br&#xfb;l&#xe9;es par la lumi&#xe8;re des projecteurs, Ava a sa place au sommet, juste &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de Marilyn, elle qui noya dans l’alcool ses angoisses de femme-objet, collectionna les conqu&#xea;tes d’un soir comme d’autres les bijoux et hanta les bordels de Madrid et d’ailleurs pour que les nuits passent plus vite. Lee Server, journaliste &#xe0; la plume alerte et auteur d’un excellent livre sur l’un des nombreux amants d’Ava, Robert Mitchum, a trouv&#xe9; un sujet en or dans la vie de la jeune oie blanche du Sud engag&#xe9;e par la MGM pour jouer les sir&#xe8;nes en fourreau de soie noire, grand amour de Frank Sinatra qui garda jusqu’&#xe0; sa mort une statue d’elle en V&#xe9;nus dans son jardin, et surtout formidable actrice qui ignora toute sa vie son talent. Car il y a mille Ava Gardner, toutes aussi fascinantes et inoubliables : la vamp au regard innocent des &#xab; Tueurs &#xbb; (Robert Siodmak, 1946), l’aventuri&#xe8;re gouailleuse de &#xab; Mogambo &#xbb; (John Ford, 1953), l’amoureuse &#xe9;perdue de la somptueuse fresque indienne de Cukor, &#xab; La crois&#xe9;e des destins &#xbb; (1956), la fantasmagorique &#xab; Pandora &#xbb; (Albert Lewin, 1951)... Et, bien s&#xfb;r, la star absolue de &#xab; La comtesse &#xbb;. Peu de divas hollywoodiennes-&#xe0; part sans doute Elizabeth Taylor-ont ainsi align&#xe9; les grands films et hypnotis&#xe9; la cam&#xe9;ra comme elle. &lt;em&gt;&#xab; L’amour n’est rien &#xbb;,&lt;/em&gt; disait-elle, elle qui, longtemps apr&#xe8;s leur divorce, retrouvait Frank Sinatra dans des chambres d’h&#xf4;tel pour quelques heures de passion, de disputes alcoolis&#xe9;es et de cigarettes partag&#xe9;es. Et l’on sait gr&#xe9; &#xe0; son biographe d’avoir su ramener &#xe0; la vie, le temps d’un livre, ce personnage hors du commun, qui traversa la vie comme une h&#xe9;ro&#xef;ne d’Ernest Hemingway, irr&#xe9;sistible et solitaire, rayonnante et bless&#xe9;e. &lt;/p&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;notes&quot;&gt;&lt;p&gt;&#xab; Ava Gardner &#xbb;, de Lee Server. Traduit de l’anglais par Jean-Charles Provost (Presses de la Cit&#xe9;)&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le point, 18/09/08&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 26 Sep 2008 05:46:03 GMT</pubDate></item><item><title>Le pass&#xe9; n&apos;a pas le monopole de la grandeur</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/25/10708388.html</link><category>Fran&#xe7;ois C&#xe9;r&#xe9;sa</category><category>C&#xe9;r&#xe9;sa</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/25/10708388.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10708388/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/25/10708388.html</guid><description>&lt;p&gt;&#xc9;touff&#xe9;e par sa g&#xe9;nitrice, Garance esp&#xe8;re &#xea;tre &#xe0; Jean ce qu&apos;Odette fut aupr&#xe8;s de Swann, mais, &#xe0; l&apos;oppos&#xe9; de Proust, C&#xe9;r&#xe9;sa ne pense pas que l&apos;amour peut na&#xee;tre de l&apos;indiff&#xe9;rence. Avec trois d&#xe9;cennies de retard, Jean se laisse manipuler et ne sait plus s&apos;il batifole avec la fille ou la m&#xe8;re. &#xc0; force d&apos;entrer dans la solitude des autres, il est plus seul que jamais. Le roman plonge le Petit Gibus au cœur de l&apos;univers de Fitzgerald. Fran&#xe7;ois C&#xe9;r&#xe9;sa communique le plaisir qu&apos;il a visiblement pris &#xe0; raconter cette histoire o&#xf9; il entrem&#xea;le des moments v&#xe9;cus au mentir-vrai. Gu&#xe9;ri de sa crise de nostalgie, son personnage semble en mesure d&apos;&#xea;tre heureux d&apos;avoir construit une famille. Le pass&#xe9; n&apos;a pas le monopole de la grandeur.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;Les Moustaches de Staline de Fran&#xe7;ois C&#xe9;r&#xe9;sa&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le Figaro, 18/09/08&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 25 Sep 2008 05:47:28 GMT</pubDate></item><item><title>Des individus assez m&#xe9;prisables</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/23/10682862.html</link><category>Michel Houellebecq</category><category>Bernard-Henri L&#xe9;vy</category><category>Houellebecq</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/23/10682862.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10682862/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/23/10682862.html</guid><description>&lt;p&gt;Tout, comme on dit, nous s&#xe9;pare - &#xe0; l&apos;exception d&apos;un point fondamental : nous sommes l&apos;un comme l&apos;autre des individus assez m&#xe9;prisables.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Extrait de la 4&#xe8; de couverture d&apos;Ennemis publics, Michel Houellebecq &#xe0; propos de lui et de BHL.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 23 Sep 2008 05:54:13 GMT</pubDate></item><item><title>Ennemis publics</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/21/10663042.html</link><category>Michel Houellebecq</category><category>Bernard-Henri L&#xe9;vy</category><category>Houellebecq</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/21/10663042.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10663042/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/21/10663042.html</guid><description>&lt;p&gt;Tout a commenc&#xe9; par un &amp;quot;indiscret&amp;quot; dans &lt;em&gt;Le Journal du Dimanche&lt;/em&gt;
du 15 juin 2008: Teresa Cremisi, PDG des &#xe9;ditions Flammarion, allait
annoncer, le 17 juin, devant 300 libraires, la parution en octobre d&apos;un
livre secret, &#xe0; quatre mains, tir&#xe9; dans un premier temps entre 100 000
et 150 000 exemplaires. Un tirage monumental. A partir de l&#xe0;, la
machine &#xe0; rumeurs s&apos;est emball&#xe9;e pour cr&#xe9;er le plus gros buzz
litt&#xe9;raire jamais vu. C&apos;est all&#xe9; crescendo. Des journalistes en sont
m&#xea;me venus, ces derniers jours, &#xe0; appeler de gros imprimeurs pour
conna&#xee;tre le nom des deux myst&#xe9;rieux auteurs.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
On a tout entendu, jusqu&apos;&#xe0; dire que le livre n&apos;existait pas. Le nom de
Michel Houellebecq, avant qu&apos;il ne vende lui-m&#xea;me la m&#xe8;che lors d&apos;une
interview &#xe0; &lt;em&gt;Technikart&lt;/em&gt;,
est soudain apparu comme un point fixe. Oui d&apos;accord, mais Michel
Houellebecq avec qui? On a lanc&#xe9; comme s&#xfb;r et certain Michel
Houellebecq et Carla Bruni; Michel Houellebecq et Andr&#xe9; Glucksmann;
Michel Houellebecq et Lionel Jospin; Michel Houellebecq et Maurice G.
Dantec. Et puis enfin, soulagement, on pensait avoir trouv&#xe9;: Michel
Houellebecq et Fr&#xe9;d&#xe9;ric Beigbeder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grosses pol&#xe9;miques en vue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
On avait tout faux. Le nom de Bernard-Henri L&#xe9;vy n&apos;a jamais, jamais &#xe9;t&#xe9;
prononc&#xe9;. Et, pourtant, c&apos;est bien de lui dont il s&apos;agit. &lt;em&gt;Ennemis publics, Correspondance de Michel Houellebecq et de Bernard-Henri L&#xe9;vy&lt;/em&gt;,
sera en librairie le 8 octobre. On poss&#xe8;de d&#xe9;j&#xe0; quelques &#xe9;l&#xe9;ments sur
ce qui s&apos;annonce comme un &#xe9;v&#xe9;nement. Ils y parlent de la litt&#xe9;rature,
de l&apos;intime, de l&apos;humour, de leurs parents, de l&apos;amour, de leur
r&#xe9;putation. Michel Houellebecq y rend hommage &#xe0; Blaise Pascal.
Bernard-Henri L&#xe9;vy s&apos;y confronte &#xe0; ses souvenirs. Ils &#xe9;voquent aussi
ceux qu&apos;ils aiment et ceux qu&apos;ils n&apos;aiment pas. Grosses pol&#xe9;miques en
vue. Car ce ne sont pas seulement deux grands auteurs et deux gros
vendeurs, ce sont aussi deux redoutables bretteurs, amateurs de
castagne. Ils font beaucoup de bruit s&#xe9;par&#xe9;ment; on n&apos;ose imaginer ce
que &#xe7;a va donner ensemble. Si la correspondance du philosophe
&amp;quot;m&#xe9;diatique&amp;quot; et du romancier &amp;quot;d&#xe9;pressif&amp;quot; arrive &#xe0; r&#xe9;unir les ennemis de
l&apos;un et de l&apos;autre, alors, c&apos;est s&#xfb;r, le succ&#xe8;s va &#xea;tre immense.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;
C&apos;est certain. Ils disent beaucoup et donnent beaucoup dans &lt;em&gt;Ennemis publics&lt;/em&gt;. On sait que Michel Houellebecq y est &#xe9;gal &#xe0; lui-m&#xea;me et que Bernard-Henri L&#xe9;vy y est au mieux de lui-m&#xea;me. L&apos;auteur du &lt;em&gt;Si&#xe8;cle de Sartre&lt;/em&gt;
(Grasset, 2000) aurait-il enfin trouv&#xe9; un partenaire &#xe0; sa hauteur? On
pourrait penser que Bernard-Henri L&#xe9;vy s&apos;encanaille et que Michel
Houellebecq s&apos;embourgeoise. Aucune chance. Rien n&apos;est jamais simple
avec eux. Ils se cherchent plus qu&apos;ils ne se trouvent. Ils ont en
commun le sens du jeu et le go&#xfb;t du feu.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le Journal du Dimanche, 21 septembre 2008.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 21 Sep 2008 15:39:00 GMT</pubDate></item><item><title>Interroger nos consciences contemporaines que nous voudrions irr&#xe9;prochables.</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/20/10648149.html</link><category>Dominique Jamet</category><category>Jamet</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/20/10648149.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10648149/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/20/10648149.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un tra&#xee;tre&lt;/em&gt; fera peut-&#xea;tre scandale. Il est tant d&apos;esprits qui se font fort de r&#xe9;sister contre tout et souvent rien en ces temps de paix, convaincus de leur h&#xe9;ro&#xef;sme et de leur courage &#xe0; d&#xe9;noncer la faim dans le monde depuis leurs salons bourgeois, &#xe0; courir les manifestations pour agiter les peurs, alors qu&apos;ils ne connaissent souvent rien &#xe0; la guerre et &#xe0; ses engrenages. C&apos;est dans doute le but de Jamet : interroger nos consciences contemporaines que nous voudrions irr&#xe9;prochables. Il le fait &#xe0; travers le meilleur des moyens : un grand livre.&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le Figaro Magazine, 20 septembre 2008.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 20 Sep 2008 09:18:06 GMT</pubDate></item><item><title>L&#xe0; o&#xf9; les tigres sont chez eux</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/19/10635518.html</link><category>Jean-Marie Blas de Robl&#xe8;s </category><category>Blas de Robl&#xe8;s</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/19/10635518.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10635518/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/19/10635518.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;S&lt;/span&gt;i ce roman n&apos;&#xe9;tait qu&apos;un monument d&apos;&#xe9;rudition propre &#xe0; &#xe9;pater les ignorants, il aurait peu d&apos;int&#xe9;r&#xea;t. Certainement conscient de ce risque, Jean-Marie Blas de Robl&#xe8;s l&apos;a &#xe9;vit&#xe9; avec subtilit&#xe9;. Si &lt;em&gt;L&#xe0; o&#xf9; les tigres sont chez eux&lt;/em&gt; - titre tir&#xe9; d&apos;une phrase des &lt;em&gt;Affinit&#xe9;s &#xe9;lectives&lt;/em&gt; de Goethe, ce qui a son importance - n&apos;&#xe9;tait qu&apos;un livre &#xe0; lectures plurielles, m&#xea;lant aventures, consid&#xe9;rations sociales et politiques, r&#xe9;flexions sur la cr&#xe9;ation, la d&#xe9;couverte, la transmission, ce serait d&#xe9;j&#xe0; passionnant. (...) A sa ma&#xee;trise du r&#xe9;cit, Jean-Marie Blas de Robl&#xe8;s sait ajouter l&apos;humour, et une d&#xe9;licieuse auto-ironie, que l&apos;on pourra m&#xe9;diter &#xe0; loisir : &lt;em&gt;&amp;quot;Ce n&apos;est pas l&apos;&#xe9;rudition qui importe, tu le sais bien, dit Loredana &#xe0; El&#xe9;azard, c&apos;est ce qu&apos;elle tend &#xe0; d&#xe9;montrer. Une simple notice de quelques lignes peut toucher plus juste que huit cents pages consacr&#xe9;es au m&#xea;me individu...&amp;quot; &lt;/em&gt;Mais, l&#xe0;, on vient de lire 800 pages qui touchent juste. &lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Le Monde, 18/09/08.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 19 Sep 2008 06:06:54 GMT</pubDate></item><item><title>Fin de vie sans tabous, sans fausse note non plus</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/18/10623297.html</link><category>David Lodge</category><category>Lodge</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/18/10623297.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10623297/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/18/10623297.html</guid><description>&lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;&#xab;&lt;em&gt;La Vie en sourdine&lt;/em&gt; est un roman de l&apos;hiver &#xe0; plusieurs titres, pas seulement parce qu&apos;il se d&#xe9;roule pendant cette saison. J&apos;ai h&#xe9;sit&#xe9; &#xe0; utiliser cette exp&#xe9;rience personnelle &#xe0; Auschwitz. Mais je me suis dit que c&apos;&#xe9;tait l&apos;occasion de donner plus de r&#xe9;sonance &#xe0; cette m&#xe9;ditation sur la vie et la mort, celle de mon p&#xe8;re en particulier.&#xbb; On le retrouve dans le livre sous les traits du tr&#xe8;s attachant Harry Bates, nonag&#xe9;naire solitaire, un peu incontinent, raillant la surdit&#xe9; - bien sup&#xe9;rieure &#xe0; la sienne - de son fils unique Desmond, qui vient lui rendre visite chaque semaine &#xe0; Londres et qui l&apos;&#xe9;coute ressasser ses souvenirs de musicien, de club de jazz en bar-mitsva. David Lodge d&#xe9;crit sa fin de vie sans tabous, sans fausse note non plus. Idem pour la sexualit&#xe9; des seniors, qu&apos;il aborde avec une franchise et un humour salutaires. &lt;em&gt;La Vie en sourdine&lt;/em&gt; est un livre inoubliable. Pas &#xe9;tonnant qu&apos;il ait valu &#xe0; Lodge plus de courriers de lecteurs qu&apos;aucun autre de ses ouvrages. &lt;/p&gt;

&lt;p class=&quot;ptxtnrj&quot;&gt;L&apos;Express, 18/09/08&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 18 Sep 2008 06:00:57 GMT</pubDate></item><item><title>Grandes oeuvres</title><dc:creator>desavy</dc:creator><link>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/16/10598488.html</link><category>Richard Ford</category><category>Ford</category><comments>http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/16/10598488.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://desavy.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/10598488/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://desavy.canalblog.com/archives/2008/09/16/10598488.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que de grandes oeuvres comme “Hamlet” ou “Don Quichotte” sont encore &#xe0; venir?&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Je pense que chaque mot de ce qui est &#xe9;crit aujourd’hui est aussi bon, sinon meilleur, que ce qui a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crit dans le pass&#xe9;. Si je n’en &#xe9;tais pas persuad&#xe9;, croyez-vous que je consacrerais toute ma vie &#xe0; &#xe9;crire de la fiction?&lt;/p&gt;

&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Richard Ford, &lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt; , 28/08/08.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 16 Sep 2008 06:01:04 GMT</pubDate></item></channel></rss>