29 octobre 2014

Beigbeder, Neuhoff et Besson par Chevillard

Il y a un double jeu de la désinvolture assez lamentable, qui se rencontre par exemple chez Frédéric Beigbeder, Eric Neuhoff ou Patrick Besson. Ils se voudraient espiègles ou primesautiers, mais ces adjectifs qualifient trop bien les fillettes pour convenir aussi à leur prose vulgaire et bâclée. Car ce sont des écrivains qui bâclent. Qui bâclent avec constance, avec acharnement. Qui bâclent avec scrupule. Ruse grossière : l’écrivain bâcleur laisse croire en effet qu’il pourrait faire beaucoup mieux, qu’il gâche exprès son immense... [Lire la suite]
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12 mars 2011

Beigbeder et Garcin nouveaux membres du Renaudot

En choisissant Frédéric Beigbeder et Jérôme Garcin, les autres membres du jury Renaudot ont sélectionné deux personnalités de la vie littéraire parisienne. Frédéric Beigbeder s’était d’ailleurs vu décerner le prix Renaudot en 2009, pour Un roman français (Grasset). Auteur d’Olivier, paru en janvier chez Gallimard, Jérôme Garcin dirige, quant à lui, les pages culturelles du Nouvel Observateur et anime l’émission "Le Masque et la plume," sur France Inter. Son nom avait d’ailleurs circulé pour succéder à Michel Tournier au "7e couvert"... [Lire la suite]
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07 janvier 2011

La mauvaise nouvelle de Beigbeder

Ce qui m'amène à ma mauvaise nouvelle. Gatsby le Magnifique est un des rares romans qu'on a fini par savoir par cœur: par exemple, sa dernière phrase. «Car c'est ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé.» La fille de Bertrand Poirot-Delpech vient de retraduire ce chef-d'œuvre chez P.O.L - la célèbre chute devient: «C'est ainsi que nous nous débattons, comme des barques contre le courant, sans cesse repoussés vers le passé.» Ce n'était pas la peine de se donner tant... [Lire la suite]
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05 janvier 2011

Le premier romancier de l'ère spectaculaire

On aime généralement Scott Fitzgerald pour de mauvaises raisons. Parce qu'il est devenu célèbre très jeune et fréquentait des riches, parce qu'il incarne la Génération perdue, parce que sa femme était la plus belle hystérique de New York, parce qu'il buvait trop et plongeait, en smoking ou en voiture, dans des piscines de la Côte d'Azur. Parce qu'il voulait couper en deux un garçon de café pour faire rire Zelda. Parce qu'il est un écrivain facile à lire, charmant et triste, dont les livres ne sont ni longs ni... [Lire la suite]
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13 novembre 2010

Houellebecq par Beigbeder

La première fois que j'ai rencontré Michel Houellebecq, c'était dans une réunion de la revue L'Atelier du roman au Lucernaire. C'est Benoît Duteurtre qui me l'a présenté. On a bu du vin rouge. C'était en 1996 : à l'époque, tous les écrivains avaient les dents violettes (maintenant, ils ont compris: ils boivent de la vodka). Le visage de Houellebecq était plus poupon qu'aujourd'hui, mais il avait déjà sa tête de Droopy schopenhauérien, la diction lasse de Pierre Desproges et une cigarette fichée entre l'annulaire et... [Lire la suite]
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16 août 2010

De Voici au Fig Mag.

Frédéric Beigbeder a une triple actualité en cette rentrée littéraire: il apparaît dans le nouveau roman de Michel Houellebecq La Carte et le Territoire (Flammarion, 8 septembre). Son dernier livre, Un                                     roman français, paraît en Livre de poche le 25 août avec une préface du même Michel Houellebecq; enfin, il tiendra à partir du 15 septembre, une chronique littéraire dans le... [Lire la suite]
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02 octobre 2009

Pas facile d'être une rock star de la littérature

Pour voler la vedette aux rock stars, les écrivains montent sur scène, deviennent les porte-parole de leur livre. L'autre soir, au Réservoir, à Paris, les dîneurs ont eu droit à un spectacle littéraire qui a dû les ­laisser songeurs. Une sorte de «Star Ac» pour écrivains qui vit s'affronter Frédéric Beigbeder et la jeune romancière Max Monnehay ; Philippe Jaenada et Mohamed Razane, auteur d'un roman engagé sur les banlieues. Chacun devait lire un extrait de son dernier roman pendant huit minutes. S'il dépassait le temps imparti, le... [Lire la suite]
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24 août 2009

La fille du garde-barrière de Guéthary

De ces réminiscences en forme de divagation carcérale, l'écrivain de L'amour dure trois ans tire quelques belles pages portées par un sens de la formule néo-hussarde. Mais Roger Nimier, Antoine Blondin et Bernard Frank peuvent reposer en paix, la relève n'est pas à chercher dans cette autobiographie pâlotte du jeune homme qui draguait gauchement la fille du garde-barrière de Guéthary. Le Journal du Dimanche, 23 août 2009, à propos d'Un roman français.
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07 mars 2009

Regarder vivre les écrivains

J'aurais tout connu : l'époque où écrire était ridicule, minable, prétentieux ; et aujourd'hui celle où cette manie redevient glamour, chic, "trendy". Le problème, bien entendu, est que, dans les deux cas, le contenu des livres n'intéresse absolument personne. Il ne faut pas de faire d'illusions : regarder vivre les écrivains reste un des meilleurs moyens de ne pas lire leurs livres. Frédéric Beigbeder, Lire, mars 2009.
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05 janvier 2008

Fargues nous tend le miroir de nos médiocrités

L'auteur de One Man Show et de J'étais derrière toi poursuit son oeuvre, exemplaire. Aussi cruel que Dostoïevski, donc, mais moins cynique que Beigbeder, moins sordide que Houellebecq, plus courageux que Modiano. Il peint le monde contemporain avec la distance exacte : ni trop près, ni trop loin. Sur le racisme et surtout l'antiracisme, il fait dire à ses personnages des vérités admirables. Sur notre rapport au cinéma, au sexe, à la célébrité, il a tout compris et le restitue, d'une manière faussement fictionnelle, dans sa parfaite... [Lire la suite]
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