07 février 2014

Faut-il tout publier ?

  « D’une manière générale, je pense qu’il faut tout publier, en faisant des éditions critiques, en mettant en perspective, explique-t-il.Mais je dois avouer qu’en ce début de XXIe siècle, où l’on a d’un côté des conformistes qui pensent qu’on publie pour pouvoir laisserpasser des propos antisémites, ce qui est stupide, et d’un autre, on l’a vu, des  militants violemment xénophobes et homophobes, je me suis longuement interrogé. Certains plaidaient pour la suppression de tel ou tel passage, d’autres pour une anthologie.... [Lire la suite]
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25 août 2011

Blessé avec discrétion, il préfère ne pas s'appesantir

Stéphane Hoffmann est une sorte de Chardonne farceur qui siffloterait du Charles Trenet en regardant le ciel et les êtres depuis la fenêtre d'en haut. Blessé avec discrétion, il préfère ne pas s'appesantir. Ses aveux chuchotés n'en sont que plus émouvants. Montez sur ses autos tamponneuses. Christian Authier, Le Figaro, 25 août 2011.
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03 octobre 2009

Michel Déon dans les Cahiers de l'Herne

Les vies de Michel Déon S'il fallait une nouvelle preuve de l'importance littéraire de Michel Déon, elle nous est magistralement donnée par ce numéro des Cahiers de l'Herne consacré à l'auteur des Poneys sauvages. De l'étude savante au simple témoignage d'affection, une trentaine de textes d'écrivains ont été réunis par Laurence Tacou, maître d'œuvre de l'ouvrage. Le club des inconditionnels de Michel Déon rassemble des romanciers aussi différents que Milan Kundera, Emmanuel Carrère, Éric Neuhoff et Patrick Besson. Nous... [Lire la suite]
25 mai 2008

Une jeunesse charentaise

Ceux qui fréquentaient Chardonne dans sa maison de La Frette ont été bien surpris de le voir un jour rassembler soigneusement les archives familiales, prendre colle et ciseaux et, dans son bureau où le ciel épouse la fenêtre, confectionner un album de photographies légendées de sa main. Habituellement peu démonstratif concernant ses sentiments, il composa néanmoins ce recueil revisitant son passé avec un soin minutieux dont nous le croyions incapable. Chardonne présente dans son album les portraits de ses deux grands-pères, Edmond... [Lire la suite]
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13 décembre 2006

Jouhandeau par Morand

Tantôt je ne ressemble à personne et tantôt à tout le monde. Une dédicace de Marcel Jouhandeau, à son dernier livre : "Notre Jacques Chardonne s'en est allé. Quel silence au milieu de ce vacarme. On ne saurait trop s'effacer et ce qui s'étale fait honte." Ces mots me font penser à Cocteau ; lui, qui adorait la publicité, le premier plan, les préfaces, etc. parlait ainsi. Si curieux de la part d'hommes qui se surveillent, s'examinent à la loupe, absorbés par eux-mêmes ; ou bien, est-ce poussé par Elise que Jouhandeau... [Lire la suite]
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10 septembre 2006

Il voit des nazis partout

Dernière phrase de Chardonne à son beau-fils André Bay : « Et puis, tu sais, je n'ai rien compris. » C'est un peu la sensation qu'on a en refermant le livre de François Dufay. Où veut-il en venir ? Il voit des nazis partout. Chardonne et Morand étaient antisémites, pro-allemands, quelle découverte ! Les Hussards penchaient du côté de l'OAS, merci, on était au courant. Surtout, il y a là-dedans une vaste méconnaissance des rapports étranges qui unissent les écrivains et dans lesquels n'entre pas seulement l'intérêt : cette... [Lire la suite]
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