10 décembre 2010

Réécrire ou pas ?

On a toujours envie de revisiter ses livres, car on apprend beaucoup de choses au cours d'une vie d'écriture. Je ne m'étais pas toujours assez préoccupé de l'écriture des Poneys. En le relisant, des passages me plaisaient bien. D'autres au contraire, notamment des locutions très communes et des transitions, m'ont semblé complètement inutiles. Ces suppressions concernent des détails qui ralentissent le propos d'un roman. (Michel Déon) Il y avait de jolies choses dedans, mais aussi des ratés. Pour la deuxième édition, j'ai sauvé... [Lire la suite]
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20 novembre 2010

Les poneys sauvages ont conservé tout leur éclat

Les lecteurs de Michel Déon placent généralement très haut Les poneys sauvages, couronnés par le prix Interallié en 1970. Un roman mémorable, qui traverse au galop les orages du XXe siècle, que plusieurs générations découvrirent ensuite grâce à un exemplaire de la collection Folio dont la couverture mièvre représentait deux chevaux. Le revoici dans une édition revue et corrigée, avec une note de l'auteur du Taxi mauve. En le relisant, Déon a jugé bon de le délester d'"abus d'épithètes et de chevilles", de... [Lire la suite]
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13 novembre 2010

Houellebecq par Beigbeder

La première fois que j'ai rencontré Michel Houellebecq, c'était dans une réunion de la revue L'Atelier du roman au Lucernaire. C'est Benoît Duteurtre qui me l'a présenté. On a bu du vin rouge. C'était en 1996 : à l'époque, tous les écrivains avaient les dents violettes (maintenant, ils ont compris: ils boivent de la vodka). Le visage de Houellebecq était plus poupon qu'aujourd'hui, mais il avait déjà sa tête de Droopy schopenhauérien, la diction lasse de Pierre Desproges et une cigarette fichée entre l'annulaire et... [Lire la suite]
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26 novembre 2009

On tient un journal sans savoir pourquoi

Il dit ne pas avoir l'envie d'écrire ses Mémoires, ni de publier l'intégralité de son journal, dont un "carnet" de l'Herne propose quelques extraits, entre 1947 et 1983. "On tient un journal sans savoir pourquoi, écrit Déon en préface. Souvent parce qu'on est en panne devant un projet ou désoeuvré après la fin d'un livre ou d'une liaison qui nous ont beaucoup occupés. Je n'exclus pas les piqûres d'amour-propre après une rupture ou l'exaltation au premier regard." Il précise qu'il se garde de faire des confidences :... [Lire la suite]
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03 octobre 2009

Michel Déon dans les Cahiers de l'Herne

Les vies de Michel Déon S'il fallait une nouvelle preuve de l'importance littéraire de Michel Déon, elle nous est magistralement donnée par ce numéro des Cahiers de l'Herne consacré à l'auteur des Poneys sauvages. De l'étude savante au simple témoignage d'affection, une trentaine de textes d'écrivains ont été réunis par Laurence Tacou, maître d'œuvre de l'ouvrage. Le club des inconditionnels de Michel Déon rassemble des romanciers aussi différents que Milan Kundera, Emmanuel Carrère, Éric Neuhoff et Patrick Besson. Nous... [Lire la suite]
29 septembre 2009

Un écrivain est d'abord un lecteur

C'est une réflexion de Borges qui revient avec entêtement : "Que d'autres se flattent des livres qu'ils ont écrits, moi, je suis fier de ceux que j'ai lus." Elle rappelle qu'un écrivain est d'abord un lecteur et que rien ne révèle sa générosité comme sa capacité à nous faire découvrir d'autres livres à travers le sien. Le crû 2009 n'y fait pas exception : on y trouve des livres pleins de livres. Gardons-nous d'y voir une carence de l'imagination. (...) Tous autant qu'ils sont, ils donnent envie de poursuivre. Ils sont... [Lire la suite]
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15 octobre 2008

Dali par Michel Déon

Avant de connaître Dali, que pensiez-vous de son œuvre ? Elle ne me passionnait pas. Mais c'est en le voyant travailler que j'ai compris ce qu'il y avait de grand et d'ambitieux chez lui, une fois passée la provocation. C'était un homme soigneux, minutieux, fier de son métier, un artiste bien plus grand encore qu'on ne le pense. Je réévaluerais, par exemple, ses tableaux mystiques des années 1950-1960. C'était aussi quelqu'un de très intelligent, cultivé et qui s'intéressait à de très nombreux domaines, scientifiques notamment. ... [Lire la suite]
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14 décembre 2006

Morand par Déon

"Comme souvent les enfants uniques, j'ai lu avec avidité. D'abord les auteurs de la bibliothèque de mon père, dont Anatole France, qu'il admirait, puis je suis parti à la découverte de ceux qui allaient devenir mes écrivains favoris." La bibliothèque du grand bureau irlandais est très fournie. Stendhal, "bien sûr". André Fraigneau, Jacques Chardonne, Paul Morand - Déon a contribué, avec quelques autres, à les faire sortir du purgatoire. "Morand m'a influencé bien avant que je fasse sa connaissance. J'admirais... [Lire la suite]
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24 novembre 2006

Michel Déon par Pol Vandromme

J'étais entré en Déonie pour n'en plus sortir. Ayant reconnu un canton de ma sensibilité, j'éprouvais le désir irrépressible d'en connaître le père fondateur, le maître de ses cérémonies. Cela se fit sans encombre, par consentement mutuel. Un article, un signe de gratitude, un rendez-vous tout de suite fixé et, comme par enchantement, je me trouvais devant Michel Déon. Pour mieux dire : avec lui, à ses côtés, dans une confiance réciproque, presque dans une familiarité immédiate. L'amitié, comme un coup de foudre. Rien, jamais au cours... [Lire la suite]
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22 octobre 2006

Michel Déon par François Taillandier

Les droits sacrés du plaisir Je pourrais dire que c'est un beau roman. Je pourrais dire que c'est écrit dans une prose souple et sub­tile, virtuose mais qui se fait oublier : la classe à travers la simplicité, c'est la véritable définition de l'aristocratie. Je pourrais dire que l'on croit à tous ces personnages, on les sent, on respire l'odeur des parquets, le matin à Cap-Ferrat, et le romancier mêle si finement les références réelles aux fruits savoureux de son imagination, que l'on a l'impression de lire de l'histoire... [Lire la suite]
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