15 mai 2013

On avait un des plus beaux romans du monde, on se retrouve avec une platine de DJ's

  Cannes ne réussit décidément pas à l'auteur du roman Gatsby le Magnifique, trompé par sa femme sur la Riviera dans les années 20 et qui doit se «retourner dans sa tombe», aujourd'hui, à la vision du film de Baz Luhrmann.   Le cinéma bling bling est de retour. Mais cete époque là est finie. Si Scott Fitzgerald a vu le film de Baz Luhrmann adapté de son roman Gatsby le Magnifique, il doit, non seulement se retourner dans sa tombe mais s'être transformé en centrifugeuse. On avait un des plus beaux romans du monde, on se... [Lire la suite]
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07 avril 2011

Paris est une fête, retraduit et augmenté

C'est peut-être cette impression d'être, en tant qu'écrivains, seuls à faire du trapèze sans filet, que l'on retrouve en relisant Paris est une fête. Dans ces courts textes à la fois anecdotiques et profonds - où l'on croise l'extraordinaire présence de Gertrude Stein, mais aussi Picasso, Pascin, Ezra Pound, et bien sûr Fitzgerald (dans un voyage à hurler de rire avec Hemingway) décrit comme un attachant mais aussi pénible maniaco-dépressif tendance hypocondriaque - le quotidien, cette suite de jours qui forment la vie, s'écrit sur la... [Lire la suite]
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06 avril 2011

Des inédits de Fitzgerald

  Un livre à soi, dont le titre fait joliment écho à Une chambre à soi de Virginia Woolf, se compose des articles qu'écrivit Scott Fitzgerald, quand il ne parvenait pas à publier ou que ses romans ne se vendaient pas (ce qui arrivait souvent). Détail important : Fitzgerald voulait faire paraître ce livre de son vivant, mais jamais publié alors, le voici enfin entre nos mains. Il souhaitait rassembler dix-huit textes, en voici une quarantaine, dont une majorité d'inédits en français. On y découvre avec étonnement, voire... [Lire la suite]
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16 mars 2011

Mais souviens-toi aussi, jeune homme, que tu n’es pas le premier à être seul, si seul

«Mais souviens-toi aussi, jeune homme, que tu n’es pas le premier à être seul, si seul», écrit Fitzgerald en 1934 pour conclure son introduction à une nouvelle édition de Gatsby. Il doit décrire son malheur pour faire comprendre comment il a «été contraint de prendre une mesure que personne n’adopte volontairement : j’ai été conduit à penser. Mon Dieu ! que c’était difficile ! Le déplacement des grandes malles pleines de secrets». On trouvera dans Un livre à soi un portrait de l’artiste en alcoolique, en client d’hôtel,... [Lire la suite]
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15 mars 2011

Mais le propre d’un faux départ, c’est de courir pour rien

«Craquer» (traduit «la Fêlure» dans un recueil paru chez Gallimard il y a près d’un demi-siècle auquel ce texte de 1936 donnait son titre et qui contenait quelques autres textes de ce recueil-ci) s’ouvre sur la célèbre phrase : «Toute vie, dans sa course, est un processus de décomposition […].» «La vitalité» et son incommunicabilité sont le sujet de l’écrivain dépressif qui n’arrive plus à écrire. «A l’époque où le jus circulait en moi comme un article libre de droits de douane, j’essayais de le distribuer - mais toujours sans... [Lire la suite]
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07 janvier 2011

La mauvaise nouvelle de Beigbeder

Ce qui m'amène à ma mauvaise nouvelle. Gatsby le Magnifique est un des rares romans qu'on a fini par savoir par cœur: par exemple, sa dernière phrase. «Car c'est ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé.» La fille de Bertrand Poirot-Delpech vient de retraduire ce chef-d'œuvre chez P.O.L - la célèbre chute devient: «C'est ainsi que nous nous débattons, comme des barques contre le courant, sans cesse repoussés vers le passé.» Ce n'était pas la peine de se donner tant... [Lire la suite]
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05 janvier 2011

Le premier romancier de l'ère spectaculaire

On aime généralement Scott Fitzgerald pour de mauvaises raisons. Parce qu'il est devenu célèbre très jeune et fréquentait des riches, parce qu'il incarne la Génération perdue, parce que sa femme était la plus belle hystérique de New York, parce qu'il buvait trop et plongeait, en smoking ou en voiture, dans des piscines de la Côte d'Azur. Parce qu'il voulait couper en deux un garçon de café pour faire rire Zelda. Parce qu'il est un écrivain facile à lire, charmant et triste, dont les livres ne sont ni longs ni... [Lire la suite]
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06 mai 2008

Une relation intense et autodestructrice

Zelda, la magnifique Jacques Tournier, le traducteur de «Tendre est la nuit» signe un récit sur la relation intense et autodestructrice entre les époux Fitzgerald. Jacques Tournier signe un livre sobrement intitulé ­Zelda qui décrit au plus près les relations passionnées et tumultueuses entre Zelda ­Fitzgerald et son célèbre mari. Encore Zelda, direz-vous. Alabama song, de Gilles Leroy, primé par le Goncourt, en novembre dernier, traitait ce sujet. Mais Jacques Tournier a eu la chance et le talent de rencontrer Scottie,... [Lire la suite]
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15 avril 2008

Pour moi, il a juste libéré le Ritz

Selon l'un des personnages du livre, « l'artiste nourrit de bonnes intentions », mais il est également un « fauteur de troubles ». Et vous ? Attention, cela n'est qu'un point de vue ! J'essaie d'être un écrivain engagé, et croyez-moi, parmi mes collègues, je suis le plus modéré. En tant qu'artiste, je suis pris dans une contradiction permanente : je veux le Bien, plutôt celui des gens simples comme mes parents, mais mes lecteurs les plus fervents ne le sont pas. C'est le problème du pouvoir en général. Regardez mon pays sur le plan... [Lire la suite]
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26 mars 2008

N'est pas Fitzgerald qui veut

Tendre est l'ennui Quand Russell Banks s'intéresse à l'Amérique huppée des années 1930. N'est pas Fitzgerald qui veut. Outre-Atlantique, Russell Banks est un auteur très écouté. Sa spécialité, c'est d'observer les désarrois et les soubresauts de son pays, cette Amérique blanche qui broie du noir sur les décombres de ses rêves brisés. Avec La Réserve, l'exorciste Banks change totalement de registre, pour s'aventurer sur les terres d'un certain Fitzgerald. Tout y est: chalets de luxe, mécènes, magnats de la finance, fiestas... [Lire la suite]
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