29 mars 2011

L’homme est responsable de son ignorance. L’ignorance est une faute.

Que reste-t-il de Monsieur K ? Cette question, il faut d’abord la poser à notre jeunesse : à la femme ou à l’homme qui, lisant jadis Risibles amours, la Plaisanterie - préfacé en 1968 par Aragon, préface désormais non reprise -, la Valse aux adieux, l’Insoutenable légèreté de l’être, crut mordre dans sa propre intelligence, en découvrant la faim d’être lucide. Monsieur K a 81 ans. Faune de dentelle et d’acier, désormais de marbre : il entre vif dans la Pléiade, sous le funèbre qualificatif d’«édition... [Lire la suite]
Posté par desavy à 15:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

25 mars 2011

Un poète du roman

J'ai découvert Kundera quand je vivais à Budapest. J'avais 18 ans, et j'étais ingénu. Selon les termes de Kundera, j'étais lyrique. J'étais allé à Prague, en touriste, avec ma copine, et dans la maison de Kafka j'ai acheté L'Art du roman. A l'époque, j'avais la certitude de vouloir devenir poète. Je voyais le roman comme un genre compromis et bourgeois : une maladie du réalisme. La poésie était le véritable art de la langue. Dans le train du retour, la lecture de Kundera m'a bouleversé. Il existait donc un "art" du roman ! En... [Lire la suite]
Posté par desavy à 08:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
11 mars 2011

Le seul écrivain vivant publié dans la Pléiade

Toute l'oeuvre de Milan Kundera, publiée du vivant de l'auteur, en deux volumes, dans la Pléiade ! Tous les prix et fauteuils pâlissent devant un tel hommage. Dans la mythique collection de classiques dont s'enorgueillit Gallimard, Kundera canonisé côtoiera désormais Proust et Balzac, Rabelais et Molière, Goethe et Conrad. Compagnie éclatante ! Don et contre-don ! Qui, de l'auteur ou de l'éditeur, fait plus d'honneur à l'autre? De rang mondial depuis le triomphe universel de L'Insoutenable Légèreté de l'être (1984), le grand... [Lire la suite]
Posté par desavy à 08:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
13 novembre 2010

Houellebecq par Beigbeder

La première fois que j'ai rencontré Michel Houellebecq, c'était dans une réunion de la revue L'Atelier du roman au Lucernaire. C'est Benoît Duteurtre qui me l'a présenté. On a bu du vin rouge. C'était en 1996 : à l'époque, tous les écrivains avaient les dents violettes (maintenant, ils ont compris: ils boivent de la vodka). Le visage de Houellebecq était plus poupon qu'aujourd'hui, mais il avait déjà sa tête de Droopy schopenhauérien, la diction lasse de Pierre Desproges et une cigarette fichée entre l'annulaire et... [Lire la suite]
Posté par desavy à 20:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,
03 octobre 2009

Michel Déon dans les Cahiers de l'Herne

Les vies de Michel Déon S'il fallait une nouvelle preuve de l'importance littéraire de Michel Déon, elle nous est magistralement donnée par ce numéro des Cahiers de l'Herne consacré à l'auteur des Poneys sauvages. De l'étude savante au simple témoignage d'affection, une trentaine de textes d'écrivains ont été réunis par Laurence Tacou, maître d'œuvre de l'ouvrage. Le club des inconditionnels de Michel Déon rassemble des romanciers aussi différents que Milan Kundera, Emmanuel Carrère, Éric Neuhoff et Patrick Besson. Nous... [Lire la suite]
23 octobre 2008

Le démenti de Milan Kundera

Arrêté immédiatement sur le lieu de rendez-vous avec l'étudiante, Dvoracek fut condamné à vingt-deux ans de prison. La peine de mort avait même été requise contre lui. De prison, il a été envoyé pour travail forcé dans une mine d'uranium, comme beaucoup de prisonniers politiques à l'époque. Finalement, il a été relâché en 1963, au terme de quatorze années de réclusion. Interrogé par le journal tchèque Respekt , qui a révélé l'affaire , Milan Kundera a dans un premier temps refusé de commenter l'information avant de démentir... [Lire la suite]
Posté par desavy à 08:02 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :
17 octobre 2008

Benoît Duteurtre défend Milan Kundera

Mais au fait, quel est l'intérêt de ternir la réputation d'un écrivain comme Milan Kundera, gloire de la culture tchèque, devenu pour l'Occident un symbole de la dissidence ? Là encore, les choses ne sont pas si simples : car Kundera, jeune poète communiste des années cinquante, fut aussi, en 1968, l'un des acteurs de ce « printemps de Prague » qui - faut-il le rappeler ? - prétendait se débarrasser du totalitarisme soviétique… sans abandonner pour autant l'idéal d'un socialisme moderne. Voilà le péché intolérable aux yeux d'une... [Lire la suite]
Posté par desavy à 08:11 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,