21 mars 2007

Le pouvoir de fermer un livre

Mais peut-être qu'au fond vous vous moquez de tout ceci. Peut-être préféreriez-vous, à mes réflexions malsaines et absconses, des anecdotes, des historiettes piquantes. Moi je ne sais plus très bien. Des histoires, je veux bien en raconter : mais alors, en piochant un peu au hasard de mes souvenirs et de mes notes ; je vous l'ai dit, je fatigue, il faut commencer à en finir. Et puis si je devais encore raconter le reste de l'année 1944 dans le détail, un peu comme je l'ai fait jusqu'ici, je n'en finirais jamais. Vous voyez, je pense à... [Lire la suite]
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02 janvier 2007

De l'intérêt des Pléiades

Mais je continuais à lire beaucoup. C'est ça qui est bien dans les missions de guerre : on a du temps, on est planqué en permanence, il y a les couvre-feux, tout ça, on est enfermé à la maison. J'avais des piles de livres : surtout des Pléiades - les Pléiades sont ce qu'il y a de mieux dans ces circonstances, le rapport entre le nombre de pages et le poids est le bon, ça tient plus longtemps. J'ai lu énormément. Jonathan Littell, le Figaro Magazine, 30 décembre 2006. Pour en savoir plus sur J.Littell : ... [Lire la suite]
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19 novembre 2006

S'intéresser aux canards parce qu'on aime le fois gras

Vous êtes-vous reconnu dans les différents portraits de vous parus dans la presse ? Pas du tout ! On a parfois raconté n'importe quoi. J'ai été sidéré par la capacité d'invention des journalistes français. J'ai découvert plein de choses sur moi. J'aurais ainsi survécu à un massacre en Tchétchénie. Etonnant. Il suffisait pourtant de taper mon nom sur Google et lire les articles du New York Times qui faisaient état d'un incident - qui n'a rien à voir avec un massacre - que j'avais eu en Tchétchénie. Revu par la presse française, on... [Lire la suite]
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10 novembre 2006

Un devant de trop

Après le pont, la voiture tourna à gauche, longeant la voie ferrée et les trains de marchandises abandonnés. A notre droite se profilait un long parc nu, sans un arbre ; au-delà, encore des immeubles en ruine, noirs, muets, leurs façades effondrées dans la rue, ou bien dressées contre le ciel comme un décor. La route contournait la gare, une grande bâtisse d'époque tsariste, autrefois sans doute jaune et blanche ; sur la place, devant, s'amoncelait une confusion de véhicules brûlés, déchiquetés par des impacts directs, formes tordues... [Lire la suite]
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07 novembre 2006

Jonathan Littell par Jérôme Garcin

On n'en a pas fini avec l'irréductible Jonathan Littell. Il agit vraiment comme un révélateur dans une société littéraire si peu habituée à être bousculée, très peu encline à reconnaître les rares écrivains qui la boudent et qu'elle indiffère. Le jeune auteur des « Bienveillantes » ne joue pas le jeu et, pour les cabots en frac du milieu, c'est insupportable.La meilleure preuve de sa détermination gracquienne à être dans la littérature et pas dans son spectacle, à être lu sans se vendre, à s'inscrire dans le temps et non dans la... [Lire la suite]
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06 novembre 2006

De quoi se réconcilier avec les prix littéraires

Le Goncourt pour Jonathan Littell, de quoi se réconcilier avec les prix littéraires.
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02 novembre 2006

Jonathan Littell, Christine Angot et Télérama

Jalouse. Dans le dernier numéro du magazine Têtu, Christine Angot démolit Jonathan Littell, le jeune écrivain américain, auteur des Bienveillantes. Au motif qu'un juif ne peut pas se mettre dans la peau d'un SS (sic). Tout cela n'a évidemment aucun rapport avec la rentrée et les prix littéraires, où le livre de Littell vole largement la vedette au Rendez-vous de Christine Angot. Télérama, 1 novembre 2006.
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29 octobre 2006

Les Bienveillantes au Quai de Conti

Un premier prix pour Jonathan Littell L'Académie française vient d'ouvrir la saison en couronnant, dès le premier tour, le roman controversé du jeune auteur des « Bienveillantes ». Cette saison, le Quai de Conti a vécu des heures qui ont ravivé le souvenir des duels, jadis proscrits par Monsieur le Cardinal. Objet de la querelle : un livre forcément en ces lieux voués aux Arts et Lettres. Celui de Jonathan Littell, Les Bienveillantes, en lice pour le grand prix du roman. Ses partisans et ses adversaires... [Lire la suite]
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15 octobre 2006

Jonathan Littell et la littérature contemporaine

Eric Neuhoff : Souvent, ceux qui vous attaquent ont un roman en face du vôtre. Jonathan Littell : Je ne suis pas au courant. Je ne lis pas les romans de septembre. De toute façon, je ne lis pas de littérature contemporaine. Je n'ai pas encore lu Proust, je ne vais pas lire Machin parce que c'est la rentrée. E.N. : Vous refusez les invitations à la télévision. J.L. : Je ne l'ai pas, je ne la regarde pas : je ne vais pas y passer. Madame Figaro, 14 octobre 2006
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24 septembre 2006

De l'humain partout, de l'inhumain nulle part

Dans la peau d'un bourreau. On cherche de l'inexplicable, de l'incompréhensible, de l'inaccessible. On cherche ce qu'on est sûr de ne pas trouver chez soi. Mais, au fur et à mesure des pages, le malaise s'installe. De l'humain partout ; de l'inhumain nulle part. Fatigue nerveuse, grandes lâchetés, névroses familiales, idées générales, petites jouissances, médiocrité ambiante. On fait comme les autres. On pense comme les autres. Devoir accompli les yeux fermés. Et nous on se dit, comme on l'avait déjà fait à la lecture de Hannah Arendt... [Lire la suite]
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