28 avril 2011

En fait, je crois n'avoir jamais été aussi heureux qu'aujourd'hui

  En ce jour de printemps, encore épargné des émanations toxiques made in Japan, le national author savoure une expérience inédite: promouvoir un roman brocardant les misérables complots d'un scientifique censé sauver la planète au moment même où une avanie nucléaire la fait trembler pour de vrai. Fonte des glaces, déclin des énergies fossiles, bégaiement des énergies propres: aussi documenté qu'un dossier de Ça m'intéresse, Solaire embrasse les grands enjeux de l'écologie à travers les stratégies mesquines d'un prix Nobel sur... [Lire la suite]
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05 avril 2011

Journalistes à petite cervelle qui écrivent des articles critiques en croyant faire preuve d’indépendance

On retrouve dans ce roman l’intérêt habituel de McEwan pour la science (ici la physique quantique et la climatologie) et son génie de la description sociologique : l’enfer que devient la vie d’un chercheur après le Nobel, le look des jeunes physiciens (catogan, bracelet en tissu au poignet, jean délavé et veste de survêtement) ou les débats entre climato-alarmistes et climato-sceptiques, décrits avec ironie et compétence. Tout le monde en prend pour son grade, y compris les «journalistes à petite cervelle qui écrivent des... [Lire la suite]
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01 avril 2011

Un vibrant plaidoyer pour le roman

C'était le 20 février : l'écrivain britannique Ian McEwan recevait le prestigieux prix de Jérusalem. Devant le maire de la ville et les membres de jury, il aurait pu se contenter d'un discours prudent - remerciements, salut aux précédents lauréats, Bertrand Russell, Isaiah Berlin, Jorge Luis Borges, Simone de Beauvoir... Il choisit au contraire de se lancer dans un vibrant plaidoyer pour le roman comme école de tolérance et d'ouverture. "La tradition du roman est plurielle, profondément curieuse de la pensée d'autrui, de ce que c'est... [Lire la suite]
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19 juillet 2009

Un roman désespéré

Lorsqu'il pensait à elle, il n'en revenait pas d'avoir pu laisser partir cette jeune femme et son violon. A présent, bien sûr, il se rendait compte que sa proposition de s'effacer pour lui laisser sa liberté était assez insensée. Elle voulait juste avoir la certitude qu'il l'aimait, être rassurée, l'entendre dire que rien ne pressait puisqu'ils avaient la vie devant eux. Avec de l'amour et de la patience - si seulement il avait pu avoir les deux en même temps -, sans doute auraient-ils surmontés cette épreuve ensemble. Qui sait alors... [Lire la suite]
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25 juin 2009

Ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie

Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie. Extrait du quatrième de couverture, Sur la plage de Chesil.
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13 septembre 2008

Les moments imperceptibles où une vie bascule

C'est à la dernière page, dix lignes avant la fin. Une petite phrase anodine qui résume l'essence du roman : "Voilà, se dit l'un des deux personnages. Voilà comment on peut radicalement changer le cours d'une vie : en ne faisant rien." Dans le dernier livre de Ian McEwan, ce rien est d'une importance capitale. Le héros n'a rien fait pour retenir son premier amour et se le reproche ("il l'aurait pu l'appeler" ce soir-là sur la plage de Chesil. Il aurait pu "s'élancer pour la rattraper"). Il n'en a... [Lire la suite]
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10 septembre 2008

Je crois parce que je crois

Vous abordez aussi ces thèmes en romancier. Dans « Samedi » (publié chez Gallimard), n’était-il pas question du déterminisme génétique, de la diversité des possibles ? En effet, c’est mon intérêt pour la science, l’aléatoire du destin, la génétique, qui m’a conduit à interroger la religion. Comme beaucoup d’autres, le 11 septembre 2001 m’a fait réfléchir à l’étrange couple foi et vertu : en quoi sont-elles indissociables ? Est-ce que nous ne nous leurrons pas en les accouplant ? Je pense que la foi est une perversion... [Lire la suite]
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29 avril 2008

Une vie toute entière en quelques centaines de pages

A certains moments, cette biographie lui donnait la nostalgie rassurante d’une Angleterre tendre, verdoyante, où l’on voyageait en voiture à cheval ; à d’autres , il se sentait vaguement déprimé à l’idée qu’une vie tout entière pût tenir en quelques centaines de pages – enfermée dans un flacon tel un chutney fait maison. Ian McEwan, Samedi.
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17 décembre 2006

La misère et le chaos

Aujourd'hui, on sait que l'invasion ou la libération de l'Irak, comme vous voulez, a réussi, mais que l'occupation est vouée à l'échec ; il n'en demeure pas moins que les arguments des gens qui étaient contre la guerre n'étaient pas les bons. Il disaient que c'était une guerre du pétrole, mais si les Etats-Unis avaient économisé l'argent dépensé pour la guerre et acheté des actions pétrolières à la place, ils auraient assez de réserves aujourd'hui pour le XXIè siècle. Je suis entouré d'intellectuels qui préfèreraient que l'Irak plonge... [Lire la suite]
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