07 février 2014

Faut-il tout publier ?

  « D’une manière générale, je pense qu’il faut tout publier, en faisant des éditions critiques, en mettant en perspective, explique-t-il.Mais je dois avouer qu’en ce début de XXIe siècle, où l’on a d’un côté des conformistes qui pensent qu’on publie pour pouvoir laisserpasser des propos antisémites, ce qui est stupide, et d’un autre, on l’a vu, des  militants violemment xénophobes et homophobes, je me suis longuement interrogé. Certains plaidaient pour la suppression de tel ou tel passage, d’autres pour une anthologie.... [Lire la suite]
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31 août 2010

Sardou, Morand et Dieu

Je ne félicite pas Dieu d'avoir créé les hommes, mais je félicite les hommes d'avoir inventé Dieu. Paul Morand, cité par Michel Sardou, le Figaro, 28/8/10.
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03 octobre 2009

Michel Déon dans les Cahiers de l'Herne

Les vies de Michel Déon S'il fallait une nouvelle preuve de l'importance littéraire de Michel Déon, elle nous est magistralement donnée par ce numéro des Cahiers de l'Herne consacré à l'auteur des Poneys sauvages. De l'étude savante au simple témoignage d'affection, une trentaine de textes d'écrivains ont été réunis par Laurence Tacou, maître d'œuvre de l'ouvrage. Le club des inconditionnels de Michel Déon rassemble des romanciers aussi différents que Milan Kundera, Emmanuel Carrère, Éric Neuhoff et Patrick Besson. Nous... [Lire la suite]
25 décembre 2006

Sentiment tragique de la vie (4)

En tant qu'individu, j'avais donc procédé (et instinctivement, c'est le plus grave) comme procède, grosso modo, en France, la critique littéraire (mes sincères excuses à ceux qui, en elle, estiment constituer des exceptions !) : en soumettant le jugement littéraire au jugement politique. Il y a, dans notre droit, une règle héritée de l'Ancien Régime : " Le criminel tient le civil en l'état ", c'est-à-dire : le sort d'une cause civile dépend de ce qui sera jugé au criminel (par exemple des dommages-intérêts ne peuvent être... [Lire la suite]
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24 décembre 2006

Sentiment tragique de la vie (3)

En cette publicité de quatre lignes, je sentais s'effondrer une idée toute faite que j'avais adoptée de Morand et qui, si elle n'ôtait rien à l'admiration qu'adolescent j'avais pu porter à ses textes, et surtout à ses nouvelles, où son talent rapide éclatait, m'avait sans doute fait porter un jugement hâtif sur celui qui en était l'auteur. Pierre Bourgeade, La Quinzaine littéraire, 1 février 1992. (à suivre)
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23 décembre 2006

Sentiment tragique de la vie (2)

Je l'avoue, les bras, comme on dit, m'en tombèrent. Comment ! Morand, directeur d'une collection où était publiée, on le voit, la fine fleur de la littérature la plus "réactionnaire" qui fût, l'espagnole, en avait confié l'exégèse à des hommes connus pour leur engagement à gauche, à l'extrême-gauche !... Des écrivains dont il appréciait le jugement !... Ils étaient de ses amis ?... Le dandy sceptique, Morand, avait donc quelque point commun avec l'intellectuel résolu, Cassou, avec le militant internationaliste, Barbusse ?...... [Lire la suite]
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22 décembre 2006

Sentiment tragique de la vie (1)

Ayant acheté, l'an dernier, sur les quais, pour vingt francs, un vieil exemplaire du Sentiment tragique de la Vie, d'Unamuno, dans l'édition de 1927 publié par Gallimard (l'oeuvre originale est de 1912), je ne fus pas peu surpris de lire, en quatrième page de couverture, parmi les Extraits du catalogue de la NRF imprimés là, comme on le faisait à l'époque, ces lignes : " Renaissance de la nouvelle / Collection dirigée par Paul Morand / Nouvelles espagnoles par Unamuno, Valle Inclan, Blasco-Ibanez, Gomez de la Serna, etc. /... [Lire la suite]
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14 décembre 2006

Morand par Déon

"Comme souvent les enfants uniques, j'ai lu avec avidité. D'abord les auteurs de la bibliothèque de mon père, dont Anatole France, qu'il admirait, puis je suis parti à la découverte de ceux qui allaient devenir mes écrivains favoris." La bibliothèque du grand bureau irlandais est très fournie. Stendhal, "bien sûr". André Fraigneau, Jacques Chardonne, Paul Morand - Déon a contribué, avec quelques autres, à les faire sortir du purgatoire. "Morand m'a influencé bien avant que je fasse sa connaissance. J'admirais... [Lire la suite]
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13 décembre 2006

Jouhandeau par Morand

Tantôt je ne ressemble à personne et tantôt à tout le monde. Une dédicace de Marcel Jouhandeau, à son dernier livre : "Notre Jacques Chardonne s'en est allé. Quel silence au milieu de ce vacarme. On ne saurait trop s'effacer et ce qui s'étale fait honte." Ces mots me font penser à Cocteau ; lui, qui adorait la publicité, le premier plan, les préfaces, etc. parlait ainsi. Si curieux de la part d'hommes qui se surveillent, s'examinent à la loupe, absorbés par eux-mêmes ; ou bien, est-ce poussé par Elise que Jouhandeau... [Lire la suite]
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10 septembre 2006

Il voit des nazis partout

Dernière phrase de Chardonne à son beau-fils André Bay : « Et puis, tu sais, je n'ai rien compris. » C'est un peu la sensation qu'on a en refermant le livre de François Dufay. Où veut-il en venir ? Il voit des nazis partout. Chardonne et Morand étaient antisémites, pro-allemands, quelle découverte ! Les Hussards penchaient du côté de l'OAS, merci, on était au courant. Surtout, il y a là-dedans une vaste méconnaissance des rapports étranges qui unissent les écrivains et dans lesquels n'entre pas seulement l'intérêt : cette... [Lire la suite]
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