19 janvier 2011

Je préfère le finir lui plutôt qu’en finir moi

Je me devais de mettre fin à ce cycle, sinon j’aurais pu mourir et Zuckerman aurait toujours été présent. Je préfère le finir lui plutôt qu’en finir moi. Je voulais aussi qu’il meure avant moi, pour ne plus être tenté de l’utiliser dans mes romans. Exit le fantôme est un livre triste, sur la douleur de la perte, comme celle de la mémoire, la douleur de ne vivre qu’à moitié. Et c’est exactement cela que je voulais écrire car c’était la meilleure façon pour moi d’en finir avec Nathan Zuckerman. Depuis, les livres que j’ai... [Lire la suite]
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28 septembre 2010

Roth au sommet de sa forme et de sa verve

Roth au sommet de sa forme et de sa verve s'en donne à cœur joie avec ce garçon trop tendre, trop prudent, indécis quand il faudrait trancher et trop tranchant quand il faudrait prendre le temps de réfléchir. Des abattoirs kasher de Newark aux combats dans les tranchées coréennes réglés à la baïonnette, il nous donne un raccourci saisissant d'une Amérique puritaine des années cinquante encore sûre d'elle-même alors qu'elle s'enfonce lentement mais sûrement vers une guerre froide de quarante ans. Le Figaro, 23... [Lire la suite]
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16 octobre 2008

Fantôme

Le fantôme coréen de Philip Roth A 75 ans, l'Américain publie son 29e livre dans lequel un soldat port au combat raconte ses souvenirs. Pas plus que ses congénères américains, à en croire les échos de Stockholm, Philip Roth n'attend le prix Nobel. Ce n'est pourtant pas faute de se rappeler assidûment au bon souvenir de ses lecteurs, dont les membres de l'Académie suédoise ne sont sans doute pas les plus avides. Depuis trois ans, l'auteur de Portnoy ne manque pas « son » rendez-vous de l'au­tomne. Après Un homme en 2006 et... [Lire la suite]
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28 janvier 2007

Brevages magiques ?

Aurait-il bu de quelques brevages magiques ? Philip Roth vieillit et écrit encore mieux. Il évite tous les pièges. En virtuose de la fable réaliste, ne manquant ni un détail historique ni ce qu'auraient pu être les réactions outragées d'une famille juive du New Jersey en 1940, évitant la comparaison avec les erreurs de l'empire Bush, mais laissant affleurer ici ou là les traces d'un désir dictatorial, Philip Roth écrit ce roman d'un bout à l'autre en l'incarnant dans la chair et les os d'un gamin de 7 ans. Le Magazine littéraire,... [Lire la suite]
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19 janvier 2007

Le plus grand fils de la littérature mondiale

Philip Roth n'ironise pas. C'est en effet un auteur plein d'esprit, extrêmement drôle parfois jusqu'à la méchanceté, et il a mis quelque chose de sa véhémence frénétique dans le personnage du frère, Jerry. Il n'empêche, Pastorale américaine est un roman élégiaque. Mieux, Philip Roth est un auteur élégiaque. Avant qu'il ne s'ouvre, avec ce livre, sur une troisième génération, il nous a raconté la mort de la génération qui l'a précédée de toutes les façons possibles. Ses héros perdent leurs parents : une fois c'est le père avant la... [Lire la suite]
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08 juin 2006

Le complot contre l'Amérique

C'est la peur qui préside à ces Mémoires, une peur perpétuelle. Certes, il n'y a pas d'enfance sans terreurs, mais tout de même : aurais-je été aussi craintif si nous n'avions pas eu Lindbergh pour président, ou si je n'étais pas né dans une famille juive ? Philip Roth, extrait du Complot contre l'Amérique, proposé par Lire, juin 2006.
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29 octobre 2004

Rinaldi répond à Enthoven

Notre académicien en profite pour enfoncer de nouveau Philip Roth. Sous le signe de la balance PAR ANGELO RINALDI, de l'Académie française[26 août 2004] (Le Figaro littéraire) Pour le lecteur qui veut bien m'accorder ici un brin de l'attention qu'il me concéda ailleurs par le passé, de deux choses l'une: ou bien M. Enthoven est un menteur, ou bien, intellectuellement, il est un imbécile, le cumul ayant été quelquefois observé. Mais là n'est pas le plus important. Il est dans le procédé, et une sorte de miracle: M.... [Lire la suite]
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27 octobre 2004

Rinaldi, Angot, Enthoven et Roth

Angelo Rinaldi s'offre Christine Angot : "La cause est entendue : Mme Angot, c'est Bécassine sur le divan, qui n'a pas perdu son baragouin d'origine, un savoir de sous-prolétariat intellectuel qui balbutie plus qu'il ne parle et dévide des clichés". (Le Figaro littéraire du 19 août). Mais il est la cible de Jean-Paul Enthoven : "Contre : quelques coincés, ou des intégristes, auxquels s'adjoint, en général, Angelo Rinaldi, qui, jadis, écrivit vette phrase qui lui sera comptée au Jugement dernier : "Roth n'est... [Lire la suite]
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18 septembre 2004

Philip Roth dans le Nouvel Observateur

Le best-seller de la rentrée? Philip Roth, N° 1 mondial Après «la Tache», immense succès il y a deux ans, l’écrivain américain publie un nouveau roman, «la Bête qui meurt», et «Parlons travail», un recueil de conversations avec de grands écrivains, de Primo Levi à Milan Kundera. Portrait, en forme de glossaire, d’un géant de notre tempsBêteQuand Consuela entre en scène, dans «la Bête qui meurt», un silence souffle soudain dans l’œuvre de Philip Roth. Jeune étudiante au décolleté prodigieux, «canonique femelle fertile de notre... [Lire la suite]
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