Propos insignifiants

Promenade buissonnière parmi les livres et les écrivains

25 avril 2009

Il a beaucoup tripoté et bisouillé Olivia Ruiz

Le Petit Echiquier


Après« Le Grand Echiquier » de Jacques Chancel, le petit de Christophe Hondelatte :« Tandem ». Deux invités principaux, d'où le nom de l'émission. La semaine dernière, c'étaient Olivia Ruiz et Jean d'Ormesson. Jean n'a pas trop aimé quand Hondelatte l'a qualifié de papillon. Aucun papillon n'a jamais écrit dix mille pages. D'Ormesson préfère qu'on le qualifie de chenille. Il a beaucoup tripoté et bisouillé Olivia Ruiz avant de s'endormir sur son banc. Il y a eu des chanteuses d'opéra et des chanteuses de couleur. On a eu aussi un graffeur et une exposition de poupées. Un grand orchestre. Je savais qu'on avait tort de critiquer Chancel dans les années 70 et 80 : il faisait un métier impossible, qui consiste à insuffler de la vie dans la mort de la culture. De temps en temps, Hondelatte demande à l'académicien ce qu'il pense, et Jean, qui ne pense rien, dit qu'il pense du bien d'Olivia Ruiz, pour simplifier. Elle a chanté quelques chansons, sans enthousiasme excessif.

Sur Paris Première,« Cactus », l'émission de débat animée par une ancienne chroniqueuse de Michel Field. Les pros de la chicane médiatique, de la glose radiophonique, de la protestation télévisuelle : Carlier, Montaigne, Miller. La première phrase de Gérard : «Léautaud n'était pas fréquentable.» Miller tel qu'en lui-même,Paris Première ne le change pas. Tania de Montaigne : «Ça aide d'être antisémite pour être ambassadeur au Vatican.» La langue de bois n'est jamais mieux pratiquée que par les ennemis de la langue de bois. Marc Simoncini a expliqué pourquoi il y avait désormais un carré VIP sur Meetic, le site dont il est le PDG. Carlier a maigri, il semblerait que sa verve aussi. Philippe Tesson avait l'air de s'embêter autant dans« Cactus » que d'Ormesson dans« Tandem ». Ni l'un ni l'autre ne pouvaient changer de chaîne, contrairement à moi.

Patrick Besson, Le Figaro Magazine, 25 avril 2009.

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03 mars 2009

Respect

Bashung

Bashung_victoires

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12 mai 2007

Un peu intello et distant

L'image d'un chanteur est véhiculée par les gens qui ne vont pas voir ses concerts. Pour ceux-là, je suis un peu intello et distant, alors que l'ambiance de mes concerts est chaleureuse et simple. Cette différence de perception est idéale car, ainsi, je reste tranquille dans la vie.

Vicent Delerm, le Figaro Magazine, 12 mai 2007.

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17 février 2007

Je ne suis pas une cérébrale mais une sensuelle

Carla_Bruni

Très agréable le sexe. C'est un des avantages de vieillir : c'est mieux. J'ai 39 ans et l'âge augmente la sensualité et le plaisir. Et le plaisir de vivre en général, celui de respirer, de manger, de goûter. Je ne suis pas une cérébrale mais une sensuelle.

Carla Bruni, Madame Figaro, 17 février 2007.

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23 juin 2006

En espérant qu'elle passerait par là

J'adore les ambiances de fin de vacances. "Derniers baisers" est le fantasme absolu du souvenir d'enfance et des baisers que je n'ai jamais donnés à la fille dont les parents louaient la maison d'à côté. Cette fille-là, je n'ai jamais osé lui parler. Je me souviens de couchers de soleil, seul avec ma guitare sur la plage à jouer des heures entières en espérant qu'elle passerait par là. En vain. On refermait les volets à la fin des vacances et ces amours d'adolescent s'évanouissaient. C'est beau, une station balnéaire qui ferme.

Laurent Voulzy, dans Le Nouvel Observateur, 22 juin 2006

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03 mai 2006

Francis Lalanne au Casino de Paris

lalanne1

Un enregistrement en public qui permet de réécouter certaines de ses premières chansons.

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Comme un bonheur n'arrive jamais seul (si on en croit la sagesse populaire, mais pourquoi ne la croirait-on pas ?), il chante Pleure un bon coup ma p'tite Véro en duo avec Lynda Lemay.

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29 avril 2006

Les années 70 vues par Patrick Juvet

Dans les années 70, on se faisait quelqu'un tous les soirs, un garçon, une fille. Ma chance, c'est qu'avec les garçons je suis très flirt, je ne ressens pas le besoin de pénétration. Sinon, je serais mort.

Patrick Juvet, 1995, cité par Libération Hors-Série Chanson française, avril 2006.

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15 avril 2006

Live au trianon

camille

"Moi je dis que les bonbons parlent mieux que la raison"

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27 novembre 2005

Clarika, l'espiègle

Clarika, l'espiègle

par François DELÉTRAZ

[26 novembre 2005] Le Figaro Magazine

Clarika «Joker» ULM/Universal En tournée : le 16 décembre à Poligny, le 17 à Nancy, le 17 janvier à Clermont-Ferrand, le 18 à Toulouse, le 20 à Gières, le 23 à la Cigale à Paris.

clarika

Voici une perle comme on en trouve rarement, racée, pleine de caractère et de charme. Clarika, qui est incontestablement l'un des joyaux de la chanson d'aujourd'hui, devrait, en toute logique, cararoler en tête des ventes et des radios. Pourtant, la route est longue et rude. Après son fameux et osé les Garçons dans les vestiaires, la chanteuse fait une carrière trop tranquille pour son talent. La voix est sûre, le propos souvent frondeur, la musique très agréable. De plus, elle est à l'aise sur scène, même si elle joue un peu trop souvent à la donzelle qui hésite. Bref, voilà quelqu'un qui connaît son métier et sait faire partager sa fougue. Avec son allure espiègle qui respire l'intelligence, Clarika peint de petites tranches de vie où se mêlent l'humour, l'émotion et la dérision. Toutes choses un peu rebelles auxquelles on a tous pensé avant de rentrer dans le rang. La famille, l'amour, le bonheur ou encore le mensonge... «La vie est tellement fade que je l'égaie avec mes salades», explique-t-elle. Entre deux chansons, Clarika n'hésite pas à lancer des propos rigolos ni à égratigner gentiment Laurie et sa «positive attitude» ou Carla Bruni, qui «a vendu 2 millions d'albums grâce à sa guitare et à ses cheveux». «Mais Bruni n'a pas d'humour», rétorque Lavilliers, présent dans la salle ce soir-là et visiblement ardent défenseur de cette chanteuse hors pair. Sur une toute petite scène nimbée de jolis éclairages, Clarika et ses deux excellents musiciens installent un univers très plaisant. Intransigeante, pour ne pas dire sans concession, parfois mutine, la chanteuse exprime une vraie soif de vivre, d'énergie, de vérité. Autant dire qu'elle n'a rien d'une écorchée vive. L'émotion est délicate et sensible, les mots ont un sens et ne servent jamais à flatter les bas instincts. Deux moments particulièrement réussis, quand elle se lance dans un étonnant pastiche de Téléphone et quand elle chante quasiment a cappella le fameux Femme de Croisille. Dommage que des intermèdes pop viennent un peu entamer la pureté de son interprétation. Son nouveau disque, le quatrième, est dans la même veine : on y découvrira une très belle chanson préparée avec Jonasz pour Sol en si, l'Océan des possibles.

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22 octobre 2005

Reprise des négociations

Bénabar, le pudique

Par François Delétraz

[22 octobre 2005] Le Figaro Magazine

Il parle, il chante, il mange comme il est : nature, bien dans ses baskets de mec normal qui n'en rajoute que «pour se marrer». Fort de ses succès, Bénabar sort un quatrième album dans la droite ligne des précédents : Reprise des négociations, des histoires de vie joliment patinées et aux textes malins. Etonnant de voir ce touche-à-tout, de son vrai nom Bruno Nicolini, qui voulait être clown mais a été apprenti photographe et assistant régisseur, devenir l'un des piliers de la chanson française. Injustice pour les confrères qui rament ? «J'ai fait énormément de concerts, corrige-t-il, sans pourtant vraiment galérer.» S'il vit de la musique depuis dix ans, il est un bon exemple du modèle économique qui prévaut depuis peu dans ce domaine : une carrière se commence maintenant par le concert, et non plus par le disque. Il n'a jamais envoyé de maquette à une maison de disques et n'a été «signé» qu'après un concert auquel a assisté le patron de son label, Jive. Sa vie de patachon aurait dû faire de lui un séducteur très «rive gauche», le voici qui propose au contraire «une chanson hétéro assez rangée, plutôt urbaine, raisonnablement insolente, avec des préoccupations traditionnelles». Il avoue aimer ses parents et respecter les anciens. Dans ce disque, il réussit à donner dans la délicatesse sans pour autant sombrer dans la sophistication, laquelle n'est «pas son truc, alors que la délicatesse, celle des sentiments et de la manière dont on les aborde, est essentielle». Il insiste souvent sur les dangers du succès, car il veut «conserver de la pudeur, se garder du racolage, s'interdire les chansons d'amour frontales soi-disant émouvantes, éviter les clichés faciles et les angles évidents». Bref, mettre la barre plus haut que la moyenne, en se méfiant des habitudes, dans les textes comme dans la musique. Peut-être est-ce la peur du ronronnement qui l'obsède, d'autant qu'il travaille avec les mêmes potes depuis toujours. Mais il a besoin de cette ambiance «bande de garçons avec des blagues idiotes qui ne font rire que nous». C'est son côté potache, même s'il a passé l'âge. Quant au chanteur sex-symbol, «c'est raté ! Question de physique...», ajoute-t-il. Son énorme succès vient sans doute de ce que le public a besoin d'entendre de la chanson française de qualité, bien écrite, décomplexée, sincère sans être nombriliste. Visiblement heureux de plaire à toutes les générations, il goûte «le plaisir de parler à un adulte comme à un môme». Ce chanteur qui s'avoue une existence de «petit-bourgeois, intrépide mais sans extravagances», a des choses à raconter. Et sait ne pas s'enfermer dans le monde clos du show-biz.

Bénabar Reprise des négociatons Jive/Epic.

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