02 mars 2011

Un de ces écrivains qui font encore rêver quelques jeunes gens

De la lignée des Chardonne et des Montherlant, il était lié à Aragon, qui a démissionné des Goncourt dont le prix avait échappé à Nourissier. Sans jamais cesser d'être ironique et critique, il était attentif aux talents nouveaux - Neuhoff, Besson, Garcin… - qu'il voyait surgir autour de lui. Il avait été un des premiers à défendre Michel Houellebecq. Il n'était pas seulement  le «pape des lettres», la terreur des débutants, le grand ordonnateur des cérémonies littéraires. Il était beaucoup plus. Il était le maître d'une langue... [Lire la suite]
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03 octobre 2009

Michel Déon dans les Cahiers de l'Herne

Les vies de Michel Déon S'il fallait une nouvelle preuve de l'importance littéraire de Michel Déon, elle nous est magistralement donnée par ce numéro des Cahiers de l'Herne consacré à l'auteur des Poneys sauvages. De l'étude savante au simple témoignage d'affection, une trentaine de textes d'écrivains ont été réunis par Laurence Tacou, maître d'œuvre de l'ouvrage. Le club des inconditionnels de Michel Déon rassemble des romanciers aussi différents que Milan Kundera, Emmanuel Carrère, Éric Neuhoff et Patrick Besson. Nous... [Lire la suite]
25 avril 2009

Il a beaucoup tripoté et bisouillé Olivia Ruiz

Le Petit EchiquierAprès« Le Grand Echiquier » de Jacques Chancel, le petit de Christophe Hondelatte :« Tandem ». Deux invités principaux, d'où le nom de l'émission. La semaine dernière, c'étaient Olivia Ruiz et Jean d'Ormesson. Jean n'a pas trop aimé quand Hondelatte l'a qualifié de papillon. Aucun papillon n'a jamais écrit dix mille pages. D'Ormesson préfère qu'on le qualifie de chenille. Il a beaucoup tripoté et bisouillé Olivia Ruiz avant de s'endormir sur son banc. Il y a eu des chanteuses d'opéra et des chanteuses de... [Lire la suite]
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11 octobre 2008

Légèreté de ton et d'allure

Qu'ai-je donc fait est le récit d'une trajectoire : de sa naissance (et même avant, puisque chacun, selon lui, s'inscrit dans la nuit des temps), jusqu'à un âge qui n'a rien entamé - ni l'éclat de ses yeux bleus, ni sa passion de lire et d'écrire, ni son humour. Par étapes essentielles, il retrace son itinéraire, y cherchant le pourquoi, le comment, et même le à quoi bon de sa vie. « J'écris pour y voir un peu clair et pour ne pas mourir de honte sous les sables de l'oubli. » Sujet grave en somme, sinon sérieux, sujet à étreindre le... [Lire la suite]
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26 août 2008

Il ouvre ses pages parce que je l’aimais

Frank était un écrivain qui faisait rêver les jeunes gens. Il avait un immense talent. Accessoirement, il se moquait volontiers de moi, il me prenait pour tête de Turc. Je ne répondais guère. Et puis, une fois pour toutes, je lui ai rendu la monnaie de sa pièce. Il est mort. Il ouvre ses pages parce que je l’aimais.Jean d'Ormesson, Odeur du temps.
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06 août 2008

Alexandre Soljenitsyne par Jean d'Ormesson

Il était l'ennemi le plus farouche de Staline, qui l'a persécuté. Il n'est pas pour autant le partisan d'un Occident qu'il juge dégénéré. Il est de la race des martyrs, des rebelles à vie, des géants de l'histoire. C'était un homme mal commode, hostile à tout compromis, et un écrivain de génie qui, pour avoir connu tant de douleurs, réduit à une espèce d'insignifiance tous les talents de son époque. Jean d'Ormesson, Le Figaro, 5 août 2008.Quelques articles ici.
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20 septembre 2007

Un pull-over de déménageur

Tout de suite après ce premier déjeuner, Drieu envoya un de ses livres à Victoria Ocampo, accompagné d'un mot où il l'invitait à prendre un verre avec lui dans un bar des Champs-Élysées. Victoria lui répondit : « Je ne bois jamais de cocktail, mais je prends le thé rue de Rivoli. » Il l'emmena au « Rumpel », écrit Victoria Ocampo, c'est-à-dire chez Rumpelmeyer. Avec cette brutalité tendre qui lui valait tant de succès, il lui dit : « Vous avez un pull-over de déménageur. » C'était un tricot de chez Chanel. Jean d'Ormesson, Le... [Lire la suite]
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27 juillet 2007

Philippe Sollers par Jean d'Ormesson

On pardonne tout à Sollers parce qu'il aime la littérature. Jean d'Ormesson, Odeur du temps, cité par le Figaro, 27 juillet 2007.
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17 juin 2007

Un mixte de Voltaire et d’Emmanuel Berl

C’est que Jean d’O, désormais, n’est plus un écrivain : c’est une icône, une marque « vintage », synonyme de cravate en maille sur une chemise pervenche et d’esprit français comme on n’en fera plus. Rien de truqué là-dessous : anachronique de naissance, il n’a eu qu’à laisser le temps le ringardiser un peu plus, jusqu’à en devenir « culte ». Au siècle d’Internet, cet aristo agrégé vit toujours comme en 1975 : il écrit ses livres au crayon, habite un hôtel particulier néo-Louis XVI dans une voie privée de Neuilly, et se fait servir à... [Lire la suite]
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14 octobre 2006

Raymond Aron par Jean d'Ormesson

Je me disais : il y a cinquante mauvaises années à passer. En effet, après ça s'arrange, la vie est plus agréable à 50 qu'à 20 ans. Le drame, c'est qu'il ne faut pas trop s'attacher à elle au moment où on va la quitter. J'ai admiré Raymond Aron, c'est quasiment le seul intellectuel français à avoir refusé en même temps Hitler et Staline. (Aron aurait dit oui à l'Académie française, mais les visites le barbaient.) Dans les années 70, j'ai exploré et je suis revenu vers lui : "Vous ne pouvez pas pous présenter pour cinq... [Lire la suite]
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