Amélie au musée
Amélie Nothomb va entrer au Musée Grévin
C'est par un courrier officiel qu'Amélie Nothomb a appris, voici quelques jours, sa future entrée à Grévin. «Après Johnny Hallyday, il y aura bientôt une autre Belge dans ce musée de cire», dit-elle en souriant. L'intronisation officielle n'est pas prévue avant plusieurs mois.
Auparavant, elle va satisfaire à la tradition et poser, dès la semaine prochaine, pour des photos indispensables à la réalisation de la statue. «Il paraît que l'on va tout mesurer chez moi, y compris les dents.» Elle a d'ores et déjà prévu d'offrir la copie exacte d'un chapeau sans lequel, aujourd'hui, certains ont du mal à la reconnaître. «Il est une image de marque mais aussi le meilleur moyen d'éviter de tenter, en vain, de me coiffer correctement.» Voici sept ans, elle a acheté à Liège, chez Elvis Pompilio, le plus célèbre des chapeliers en Belgique, deux exemplaires d'un haut de forme qu'elle porte toujours de travers.
«Sa dimension le rendant difficilement transportable par le train, j'en conserve un à Bruxelles et un autre à Paris.» Parallèlement, tout en écrivant son 53 e manuscrit, l'auteur de Biographie de la faim, son dernier succès chez Albin Michel, a relu le texte d'une thèse intitulée L'Eternelle Affamée, signée Laureline Amamieux, qui va sortir chez le même éditeur. «Cette jeune femme, devenue une amie, a étudié mes livres d'une manière tellement précise que j'ai découvert dans son propos une approche de mon travail à laquelle je n'avais même pas songé.» La romancière n'a pas voulu y ajouter le moindre commentaire. «Que dire d'un texte qui qualifie mon oeuvre d'admirable ?
Je préfère laisser le lecteur sur ce malentendu.»
© Le Figaro 2004 (20 novembre 2004)