L'écriture selon Bernard Werber
Je fais toujours une sorte de premier jet, environ 250 pages, dans lequel il y a une vue rapide du sujet, comme en ce moment, le Mystère des dieux. Le squelette de mon histoire. Après je mets dessus les organes, c'est-à-dire les grandes scènes spectaculaires. C'est le moment que je préfère. C'est d'ailleurs là où j'en suis en ce moment. Ensuite il y a le muscle, les petites scènes qui font avancer l'action d'un organe à l'autre. Enfin, je mets la peau, le style proprement dit, que je fais en écoutant habituellement des musiques de film qui me donnent l'ambiance, la tonalité générale. En un sens, je peux me laisser guider par le squelette. Mais parfois, au moment de créer les organes, j'ai des fulgurances, je pense à des organes qui ne sont pas vitaux mais que je ressens le besoin absolu d'ajouter. C'est du régal !
Bernard Werber, Le magazine des Livres, février-mars 2007.