3 février 2007
C'était au temps de l'imaginaire
C'était bien avant la télévision, presque avant le cinéma. C'était au temps de l'imaginaire. Il y avait deux petits garçons qui se racontaient des histoires, tard dans la nuit. Mon frère Jean-Edern - de quinze mois mon aîné - et moi, dans le noir, nous déroulions des épopées. Chacun de nous avait son pays, avec sa géographie, sa capitale, et, bien entendu, son armée. Car nous n'arrêtions pas de nous faire la guerre. Les invasions se terminaient par des traités de paix aussitôt violés par des incidents de frontières, jusqu'à ce que le sommeil, notre ennemi commun, peu à peu, nous gagne.
Laurent Hallier, Le Figaro Magazine, 3 février 2007.
Commentaires
K
D
K