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Propos insignifiants
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13 mai 2007

On en sort un peu exténué

La prose de Zizek est à l'image de sa conversation : exubérante, profuse, et parfois même confuse. L'évocation du "Réel monstrueux" lacanien lui fait penser à un tableau de Bosch, puis à Eraserhead de David Lynch, qui lui fait penser à son tour à Invasion Los Angeles de John Carpenter, qui lui fait penser à l'amour naissant de Bertrand Russel pour Lady Ottoline Morrell ; c'est maintenant Platon, qui entre en scène et tel passage du Timée, qui le conduit à kant, puis Schelling, pour revenir à Hegel, dont il était parti : voilà ce qui peut se passer dans moins de dix pages d'un chapitre de Zizek ! On en sort un peu exténué, et pas toujours au clair avec les thèses propres de l'auteur, mais ravi d'avoir tant voyagé et en aussi bonne compagnie.

Le Magazine littéraire, mai 2007.

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Propos insignifiants
  • Promenade buissonnière parmi les livres et les écrivains, avec parfois quelques détours. Pas d'exhaustivité, pas d'ordre, pas de régularité, une sorte de collage aussi. Les mots ne sont les miens, je les collectionne.
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