Propos insignifiants

15 mai 2013

On avait un des plus beaux romans du monde, on se retrouve avec une platine de DJ's

 

Cannes ne réussit décidément pas à l'auteur du roman Gatsby le Magnifique, trompé par sa femme sur la Riviera dans les années 20 et qui doit se «retourner dans sa tombe», aujourd'hui, à la vision du film de Baz Luhrmann.

 

Le cinéma bling bling est de retour. Mais cete époque là est finie. Si Scott Fitzgerald a vu le film de Baz Luhrmann adapté de son roman Gatsby le Magnifique, il doit, non seulement se retourner dans sa tombe mais s'être transformé en centrifugeuse. On avait un des plus beaux romans du monde, on se retrouve avec une platine de DJ's.

Si on a un conseil à donner à Scott Fitzgerald, c'est de faire attention et de planquer son cadavre car il ne sait pas ce que Hollywood lui réserve. Ils sont capables de lui tourner un diamant gros comme le Majestic.

Eric Neuhoff, Le Figaro.fr, 15 mai 2013.

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05 mai 2013

Un peu de légèreté

Charlotte Free Grazia couverture

 

Je suis ma propre icône. C'est prétentieux mais j'assume.

Charlotte Free, Madame Figaro, 3 mai 2013.

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28 avril 2013

Une pensée qui procède d'une immense érudition de lecteur et de critique d'art

Muray dans l'Europe de Rubens 25 avril 2013 Le Figaro

 

Il ne faudrait pas que "Muray-mania" occulte l'oeuvre de Philippe Muray. On y trouve certes des pamphlets, des articles grinçants sur Paris-Plages, la Gay Pride et la rébellion, mais aussi de solides essais comme son Céline ou Le XIXè Siècle à travers les âges. Et la réédition de La Gloire de Rubens (Les belles Lettres, qui fut son fidèle éditeur) nous rappelle que sa pensée procède d'une immense érudition de lecteur et de critique d'art.

Le Figaro, 25 avril 2013.

 

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21 avril 2013

Mais je n'aurais pas éprouvé le besoin de tenir mon journal intime

Article Matzneff Figaro 18 avril 2013

 

Oui, la solitude, le silence, l'ennui des journées trop longues, le tête-à-tête avec moi-même. Je n'avais ni téléviseur, ni ordinateur, ni téléphone mobile, ni tablette. Pour exprimer mes passions, je n'avais qu'un crayon et du papier blanc. Ce fut une époque douloureuse, mais féconde. Ces années d'une rébellion clandestine qui ne se manifestait que dans mon carnet noir furent celles où prit forme mon destin d'écrivain. Si j'avais disposé des instruments qui aujourd'hui permettent à un garçon de seize ans de se désennuyer, de se distraire, de sans cesse s'exprimer sur les réseaux sociaux et les sites, de converser avec des inconnus devenus aussitôt des amis, de se confier à eux, j'aurais été sans doute plus heureux, mais je n'aurais pas éprouvé le besoin de tenir mon journal intime, il mio caro diario.

Gabriel Matzneff, Le Figaro, 18 avril 2013. 

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17 avril 2013

Ce n'est pas facile de parler de soi

Agathe Bonitzer Libé 6 mars 2013

 

Alors, deux fois, Agathe Bonitzer dira : «Ce n’est pas facile de parler de soi.» Et elle nous rappellera pour corriger un propos à ses yeux fanfaron. Mais ce sera tout, tant mieux. Ce Taureau («non, je ne crois pas vraiment à l’astrologie mais ça m’amuse, et ça peut se révéler assez juste sur les caractères») nous épargne la version hésitante, à vapeurs ou circonvolutrice, de l’actrice effrayée par son ombre. Si la voix est frêle, les réponses fusent, nerveuses et musclées comme les jambes d’un jeune poulain. «Pourquoi je fais de la danse classique presque tous les jours ? Eh bien parce que j’aime ça, le sentiment de progrès, d’effort. Et puis, contrairement à l’a priori selon lequel c’est une discipline coincée et douloureuse, moi, elle me libère, me fait lâcher prise.» «Je trouve que j’ai un rapport plutôt sain à l’argent : j’en dépense quand j’en ai, j’arrête quand je n’en ai pas. Je suis complètement indépendante financièrement et j’en suis fière.» «Oui, je crois au prince charmant, mais dans le sens où je crois qu’on peut en rencontrer plusieurs dans une vie. Si je suis amoureuse en ce moment ? Ça me regarde !» L’impétrante petit format (1,63 m) peut même avoir un côté rouleau compresseur, railler la technique Actors Studio d’un : «Le cinéma, c’est du vent, pas besoin d’avoir ressenti la douleur pour la jouer.» Ou encenser les castings couperets en conquérante : «Il faut susciter le désir des autres, jouer avec la séduction, j’adore ça, c’est ludique.» «On peut se prendre des choses dans la gueule, il faut avoir beaucoup d’amour-propre mais j’en ai et je pense qu’en cas de nécessité, je saurais poser des limites, je ne travaille pas avec l’idée du metteur en scène tout puissant.»Jean-François Gabard, son agent, en adoration : «Il n’y a pas de désinvolture ou de nonchalance chez Agathe. Hypercurieuse, ouverte aux propositions, sans hiérarchie, elle cherche, elle travaille beaucoup, elle s’épanouit. C’est rare, un tel engagement, chez les jeunes comédiens.»

Libération, 6 mars 2013.

 

 

 

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08 avril 2013

C'est peut-être le film qui m'a fait aimer le livre, finalement

Romain Duris, à propos de l'Ecume des Jours :

A 15 ans, il ne m'a pas ému. Peut-être n'ai-je pas été sensible à son aspect surréaliste, onirique. Sans doute avais-je assez de rêves dans la tête comme ça ! Disons que j'ai aimé ne pas l'aimer. J'étais plus sensible à l'univers de Salinger, de Bukowski ou de Fante. Chez Vian, je trouvais les personnages assez niais et c'est un des premiers points dont j'ai parlé avec Michel Gondry. Comment jouer Colin ? Au début, il a un côté un peu benêt, insouciant, qu'il fallait assumer. A la relecture, aujourd'hui, j'ai perçu une dimension noire, qui me plaît plus, sur la société de consommation, le travail, la maladie. C'est peut-être le film qui m'a fait aimer le livre, finalement.

Le Journal du Dimanche - Version Fémina, 5 avril 2013.

 

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18 mars 2013

Muray ou le malentendu

La postérité est source de malentendus. Avant que Fabrice Luchini ne lise les textes décapants de Philippe Muray sur scène, qui connaissait l'auteur des Exorcismes spirituels et d'Après l'histoite ? Une poignée d'aficionados. Muray, aujourd'hui, c'est la coqueluche ultrachic des dîners en ville. Rive droite et rive gauche, on s'interpelle à coup de "festivus, festivus". En mal de nouvelles idoles, les bobos se plaignent des ravages de "l'empire du bien". Ils se rachètent à bon compte. Cioran a trouvé plus fort que lui au concours de citations. Muray ou le malentendu.

Sébastien Le Fol, le Figaro, 16 mars 2013.

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08 mars 2013

Disparition

1 dsk nouvel obs

 

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En deux semaine, Marcela a perdu son prénom.

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07 janvier 2013

un délicieux pavé pour jeunes femmes branchées

Les débutantes Courtney Sullivan

 

On lit avec autant de délectation ce copieux roman d'initiation féminine (voire féministe) qu'on pouvait suivre à la télé la plus convenue série Desperate Housewives. Il est en effet question ici de singuliers parcours de femmes, mais côté étudiantes en devenir, et dans une université américaine réservée aux filles et adorée par les filles : Smith. La poétesse Sylvia Plath et la romancière Joyce Carol Oates l'ont déjà évoquée dans leurs ouvrages ; J. Courtney Sullivan suit leurs traces, entremêlant avec humour et mélancolie les destins de quatre héroïnes d'aujourd'hui. De la militante féministe à la romancière catho en puissance, elles se rejoignent dans une même difficulté — une même force aussi ? — d'être femme. Joliment découpé, tissé, sensuel et subtil, un délicieux pavé pour jeunes femmes branchées.

Télérama, 30 juin 2012.

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02 janvier 2013

En revanche, j'ai la sensation que Stéphane Guillon m'en veut. Quand on l'interroge sur moi, il répond : "J'aime beaucoup Gaspard Proust !"

Sophia Aram, Télérama, 2 janvier 2013.

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