18 avril 2010

Cette singularité irréductible aux écoles et aux modes qui sacre l'écrivain véritable

Un écrivain, c'est un ton, une musique, un univers qui lui appartiennent en propre ; c'est une sensibilité soutenue par une écriture. Il me semble qu'on peut prendre n'importe lequel de mes livres, l'ouvrir au hasard, en lire dix pages, et reconnaître cette singularité irréductible aux écoles et aux modes qui sacre l'écrivain véritable. Que notre ami Jacques Brenner ne le sente pas ainsi, me trouble et me peine ; et la certitude de "gagner mon procès en appel", comme disait Gide, n'est pas une consolation suffisante : si... [Lire la suite]
Posté par desavy à 11:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

01 mars 2009

Marcel Aymé vu par Jacques Brenner

Son œuvre s'affirme comme une des plus neuves, des plus fortes et probablement des plus durables de notre époque... Bon observateur des mœurs, Marcel Aymé est un ami de la fantaisie qui nous délivre de la pesanteur du quotidien... Il s'est voulu absent de son œuvre, mais y est toujours présent par son style inimitable. Jacques Brenner, 4ème de couverture d'Uranus.   
Posté par desavy à 20:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
27 juin 2007

Jacques Brenner et Jean-Edern Hallier

C’est tribal, mais feutré. Pas de lancers de flèches qui déchirent la savane, et les parures rituelles sont simplement des visages un peu mornes, un peu anciens. Ca s’appelle Brenner, Jacques, distingué critique et éditeur d’après-guerre, romancier à ses heures, dont Claude Durand, chez Pauvert, publie le second tome du Journal (1950-1959). On se croirait au Musée des Arts premiers. Il y a des vivants et des morts. Des morts surtout. Tiens, ce masque bantou. Mais non, c’est Jean-Edern : « Vendredi 1er octobre 1954. Le jeune Hallier... [Lire la suite]
Posté par desavy à 22:33 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
06 janvier 2007

Soufre, moisi et journal

Une nouvelle chronique dans la revue en ligne des Ecrits-Vains, dans laquelle sont abordés "Le soufre et le moisi" de François Dufay et le journal de Jacques Brenner. http://www.ecrits-vains.com/chronique/savy13.htm
Posté par desavy à 16:21 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :
29 décembre 2006

La pudeur des filles

Ce dont manquent les filles, c'est de pudeur. On leur a tant dit qu'il n'y a qu'elles pour en avoir, qu'elles pensent que, quoiqu'elles fassent, il leur en restera toujours plus qu'aux autres. Pudeur des sentiments, veux-je dire. (29 mai 1940) Jacques Brenner, Journal, tome 1, Du côté de chez Gide.
Posté par desavy à 22:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
28 décembre 2006

Le bonheur, non préoccupation du lendemain

Lundi 27 mai 1940 Le bonheur, dit Gide, qui est la "non préoccupation du lendemain". J'ai exprimé cela quelque part, moi aussi. Mais la société actuelle vous enserre tellement qu'il faut savoir jouer des coudes avec une terrible volonté que je n'ai pas encore. Attendre le bonheur en espérant (en croyant) qu'il viendra, c'est presque le bonheur. Mais si l'on faisait le total des moments heureux d'une vie, cela ne pèserait pas lourd, en comparaison du reste. Etre heureux, pourtant, à la réflexion, cela semble si facile ! ... [Lire la suite]
Posté par desavy à 15:11 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,
04 novembre 2006

Un livre bouleversant

C'est un livre bouleversant parce que Brenner a disparu, qu'il a droit aujourd'hui à ce qu'il a tant attendu : la une des journaux, les honneurs, la reconnaissance du milieu. C'est un livre bouleversant car il occulte une oeuvre importante, l'oeuvre d'un Mauriac grinçant et têtu, très peu lue et sans doute peu disponible. Le tome V de son Journal - intitulé sournoisement et abusivement La Cuisine des prix - montre un homme seul qui aime trop les chiens et pas assez les hommes. Les hommes ne l'aimaient pas, Brenner. Il en aura... [Lire la suite]
Posté par desavy à 22:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,