08 avril 2013

C'est peut-être le film qui m'a fait aimer le livre, finalement

Romain Duris, à propos de l'Ecume des Jours : A 15 ans, il ne m'a pas ému. Peut-être n'ai-je pas été sensible à son aspect surréaliste, onirique. Sans doute avais-je assez de rêves dans la tête comme ça ! Disons que j'ai aimé ne pas l'aimer. J'étais plus sensible à l'univers de Salinger, de Bukowski ou de Fante. Chez Vian, je trouvais les personnages assez niais et c'est un des premiers points dont j'ai parlé avec Michel Gondry. Comment jouer Colin ? Au début, il a un côté un peu benêt, insouciant, qu'il fallait assumer. A la... [Lire la suite]
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18 mars 2013

Muray ou le malentendu

La postérité est source de malentendus. Avant que Fabrice Luchini ne lise les textes décapants de Philippe Muray sur scène, qui connaissait l'auteur des Exorcismes spirituels et d'Après l'histoite ? Une poignée d'aficionados. Muray, aujourd'hui, c'est la coqueluche ultrachic des dîners en ville. Rive droite et rive gauche, on s'interpelle à coup de "festivus, festivus". En mal de nouvelles idoles, les bobos se plaignent des ravages de "l'empire du bien". Ils se rachètent à bon compte. Cioran a trouvé plus fort que lui au concours de... [Lire la suite]
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08 mars 2013

Disparition

    En deux semaine, Marcela a perdu son prénom.
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07 janvier 2013

un délicieux pavé pour jeunes femmes branchées

  On lit avec autant de délectation ce copieux roman d'initiation féminine (voire féministe) qu'on pouvait suivre à la télé la plus convenue série Desperate Housewives. Il est en effet question ici de singuliers parcours de femmes, mais côté étudiantes en devenir, et dans une université américaine réservée aux filles et adorée par les filles : Smith. La poétesse Sylvia Plath et la romancière Joyce Carol Oates l'ont déjà évoquée dans leurs ouvrages ; J. Courtney Sullivan suit leurs traces, entremêlant avec humour et mélancolie... [Lire la suite]
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02 janvier 2013

En revanche, j'ai la sensation que Stéphane Guillon m'en veut. Quand on l'interroge sur moi, il répond : "J'aime beaucoup Gaspard Proust !" Sophia Aram, Télérama, 2 janvier 2013.
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13 novembre 2012

Un roman bdsm toujours accompagné !

  Les éditions JC Lattès ne m’ont pas envoyé le séminal et sulfureux roman phénomène de l’Anglaise E.L. James, Cinquante Nuances de Grey. Probable que l’attachée de presse est une jeune femme. Elle se sera dit : "Pivot est maintenant trop âgé pour lire une œuvre aussi sexuellement provocatrice. Il risquerait un infarctus ou une rupture d’anévrisme. Je ne veux pas prendre la responsabilité de sa mort, la tête piquée dans le premier volume de FiftyShades" Louable intention, gentille précaution, mais parfaitement inutiles. J’ai... [Lire la suite]
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12 novembre 2012

Alors je commence un autre livre pour me faire pardonner

  Chaque livre se fait un peu pour conjurer l'échec du précédent... Au moment où il faut finir un livre, j'ai le sentiment confus que le livre me reproche de le laisser dans cet état, inabouti, inachevé. C'est compliqué... A la fin de l'écriture, je me sens face à mon roman comme devant un objet étranger qui me témoigne de l'hostilité. Alors je commence un autre livre pour me faire pardonner. Patrick Modiano, Madame Figaro, 10 novembre 2012.
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08 novembre 2012

Essence et existence

Il y a un mois, Jérôme Ferrari tournait en rond devant les étagères vides de son appartement d'Abu Dhabi. Seule une quinte de livres avait passé la frontière. Il en restait encore 7 mètres cubes en rade à Marseille. Il les avait rangés sur le comptoir de sa cuisine américaine : deux, trois Dostoïevski, un David Vann, et Notre Jeunesse de Charles Péguy. Son attachée de presse venait de lui envoyer un message, pour lui dire qu'il était sur la deuxième liste du Goncourt. Les élèves de philo du lycée français apostrophaient alors leur... [Lire la suite]
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07 novembre 2012

Le meilleur roman de la rentrée littéraire a pour cadre un modeste bistrot

  Jérôme Ferrari a été couronné, mercredi 7 novembre, par le prestigieux prix Goncourt pour son roman Le Sermon sur la chute de Rome (Actes Sud), qui fait d'un bar corse l'épicentre d'une fable superbe sur les espérances déçues, les frustrations et l'inéluctable fugacité des mondes. Le lauréat, en lice pour la plupart des prix littéraires cette année, a été choisi au deuxième tour. Jérôme Ferrari a affirmé avoir ressenti "comme une chute de tension qu'on peut considérer comme une définition correcte de la joie". "Je suis... [Lire la suite]
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23 juillet 2012

Un narrateur notoirement indigne de confiance

  De plus, Patrick Bateman était un narrateur notoirement indigne de confiance et si vous aviez réellement lu le livre, vous en veniez à douter que ces crimes aient été commis. Il y avait des indices insistants qu’ils n’existaient que dans l’esprit de Bateman. Les meurtres et la torture étaient en fait des fantasmes nourris par sa rage et sa fureur contre la façon dont la vie était organisée en Amérique et la façon dont il avait été – en dépit de sa fortune – piégé par ça. Les fantasmes étaient une échappatoire. C’était la thèse... [Lire la suite]
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